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Publié par blog813

Voici donc, pour la bonne bouche, les sélectionnés du Trophée BD.
Lisez, amis ziens puis votez, en votre âme et conscience.
Vous avez l’été pour faire votre choix, et le panier de Jeanne restera donc obstinément vide jusqu’à la rentrée. Il ne faudrait pas vous distraire de vos lectures de la sélection. Dès la fin des vacances (les vôtres, les nôtres, les leurs…), nous vous tannerons sur le blog et la liste afin que vous adressiez votre choix à notre Juge, Frédéric Prilleux.

Le panier de Jeanne

Bonbons atomiques
Pastor
Actes Sud / L'an 02 2014

par David
L’héroïne attachante et un peu larguée de Castilla Drive devient le pivot d’une série. Une nouvelle enquête qui, comme toujours avec Pastor, débouche sur une série de portraits marquants et des instantanés d’Amérique d’une belle singularité.
Sally, abandonnée par son mari détective, continue à tenter de prendre sa suite. Les clients sont rares, mais son compagnon Osvaldo reste le plus prévenant des chevaliers servants. Si les enfants de Sally ne semblent pas toujours bien dans leur peau, le quotidien n’a rien d’insupportable. Et quand une cliente recourt aux services de notre détective pour la plus banale des affaires (suspicion d’adultère), Sally n’hésite pas.
Il lui faudra tout de même un certain temps avant de mettre à jour les liens qui relient certaines figures importantes de la ville. À commencer par le mari suspect, dirigeant d’une centrale nucléaire. S’ajoutent son fils, sa secrétaire, et bien d’autres encore. Sans compter les rejetons du shérif obsédés par l’argent facile et les infractions à la loi.
Anthony Pastor, après le convaincant Castilla Drive, lance la rousse enquêtrice comme héroïne de série. C’est donc avec le sous-titre "une enquête de Sally Salinger" que paraît Bonbons atomiques, chaque volume révélant une nouvelle intrigue.[…]

Lire la suite de la chronique sur le site Actua BD

Le panier de Jeanne

Parker n°4 / Fun island
Cooke d'après
Stark
Dargaud 2014


par Mickaël
Suite à un casse raté, Parker trouve refuge dans un parc d'attractions fermé durant l'hiver. Il s'apprête à résister aux forces de l'ordre mais aussi au parrain local. Un volet plus classique et moins prenant pour une série de polar d'exception.

L'histoire : 1969, New-York, en plein hiver. Une mine bien placée permet à Parker et ses deux associés d'attaquer le fourgon blindé qui vient d'être accidenté. Sans faire de victime, ils subtilisent les dizaines de milliers de dollars présents. Les criminels prennent leur voiture et fuient à tout rompre. Seulement, l'état de la route est mauvais et le pilote pas vraiment aguerri. Leur véhicule effectue un tonneau quelques centaines de mètres plus loin du lieu du casse. Seul Parker a repris connaissance. Il attrape le sac d'argent. De l'autre côté de la rue, il aperçoit des policiers. Sans perdre de temps, il s'approche d'une grille et passe au dessus. Il s'agit de l'entrée d'un parc d'attractions, Fun Island, fermé durant l'hiver. Parker déambule dans les allées du parc mais constate, désabusé, qu'il n'y a qu'une seule sortie : l'entrée qu'il a prise. Le temps que les flics pénètrent ici, il va devoir organiser sa résistance. Faire preuve d'ingéniosité l'aidera à coup sûr à s'en sortir.[…]
Lire la suite de la chronique sur le site Planète Bd

Le panier de Jeanne

Maggy Garrison n°1 / Fais un sourire, Maggy
Oiry et Trondheim
Dupuis 2014

Lewis Trondheim, que l’on ne présente plus dans le milieu de la bande dessinée, nous présente ici sa nouvelle héroïne : Maggy Garrisson, une femme qui n’a certainement pas la langue dans sa poche. Malheureusement pour elle, si elle veut garder son nouvel emploi, il va bien falloir qu’elle apprenne. Faisant preuve d’un cynisme à toute épreuve, la jeune femme a, par ailleurs, de nombreuses qualités : d’abord, en terme de descente, elle se débrouille bien, mais surtout elle a un esprit suffisamment malin pour se faire un peu d’argent ici et là. Sans oublier sa verve poétique sans égal : « Il pleut comme un éléphant qui a la chiasse ». C’est donc une héroïne charismatique et à toute épreuve que nous présente ici Lewis Trondheim. Cette enquêtrice sans gêne, bizarrement sympathique au lecteur, est accompagnée par une petite galerie de personnages aussi humains que touchants.

Le scénario proposé, aussi, est efficace. Entre intrigue policière décalée, humour noir et système D, l’histoire ne manque pas de peps et on se laisse prendre sans difficulté par le récit qui se déroule principalement dans les ruelles londoniennes. […]
Lire la suite de la chronique sur le site Gentleman Moderne.

Le panier de Jeanne

Moi, assassin
Keko et Alt
arriba
Denoël Graphic 2014

par Philippe Lançon
Tuer peut être une manière de vivre et de penser quand il devient difficile de faire autre chose. C’est celle que choisit, avec une lucidité laconique, l’universitaire et historien d’art basque Enrique Rodríguez Ramírez : «Tuer pour rien est révolutionnaire», dit-il en se souvenant d’un attentat de l’ETA que le dessin de l’artiste espagnol Keko nous montre. Dessin puissant et sobre, d’une majesté féroce et délicate comme une phrase de Sade, dominé par le noir d’un bout à l’autre du roman, le noir où n’apparaissent que quelques taches de rouge signifiant les flammes, le sang, la pomme de la vilaine reine empoisonnant Blanche-Neige, tous les signes du mal qui est en nous et que nous propageons autour de nous.

José Antonio Godoy Cazorla, dit Keko, est né en 1963. Il explore de livre en livre les fantômes qui accompagnent vers la folie. Dans la Protectrice (Actes Sud, 2011), inspiré par le Tour d’écrou d’Henry James, l’oncle Douglas finit par dire à sa nièce : «Tu as vu trop de choses et tu as réussi à me faire voir des choses que je ne souhaitais pas voir et, surtout, que j’espérais que personne d’autre ne vît.» […]
Lire la suite de l’article sur le site de Libération

Le panier de Jeanne

Petites coupures à Shioguni
Ch
avouet
Picquier 2014

par Jacques
Je dois avouer, j’étais complètement passé à coté de “Petites coupures à Shigouni”, et c’est la récente récompense “Fauve Polar SNCF” du festival d’Angoulême qui a attiré mon attention. Grand bien m’en à pris, car cet album est un O.V.N.I. graphique comme j’en ai rarement vu et qui mérite cette distinction.

Précédemment, Florent Chavouet avait montré son goût pour le Japon avec ses carnets de voyage “Tokyo Sanpo” et “Manabé Shima”. Avec cet album, il dépasse le cadre de la représentation, pour construire un polar “classique” (une histoire de voyous qui dérape) raconté d’une manière totalement originale.

Galerie de portraits et d’anecdotes, “Petites coupures à Shioguni” en regorgent et des plus savoureux. Un chauffeur de taxi blasé de son métier, un restaurateur qui se fait griller, un poulpe, un hippopotame bleu bourré de fric, trois yakusa très amateurs, une petite voleuse en pull rose, un livreur de Kombini qui se fait tirer ses clefs… Les personnages et l’ambiance déjantés de l’album n’est pas sans évoquer l’univers tout aussi disparate et parcellaire des frères Cohen...

Au delà de l’histoire toujours très ironique (et vraiment marrante) cette fiction est servie par un graphisme d’une richesse rarement égalée. Patchwork improbable de prises de notes rapides, de documents récoltés, de planches de BD, Florent Chavouet explore tout, sans rien s’interdire.
Remplis d’une foule de détails et d’un flot de textes, les planches, tantôt illustratives, tantôt narratives varient de forme et d’aspect suivant l’envie. […]
Lire la suite de l’article sur le site « Un Amour de BD »

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