Le panier du 1er juillet
Échoués sur le rivage de Sheila Armstrong, Albin Michel, Traductrice : Lætitia Devaux
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Quand j’ai lu: « Sa mère donne des cours de peinture et, en fin de séance, elle conseille toujours à ses élèves d’ajouter de petites silhouettes en forme de carotte – un coup de pinceau effilé pour le corps avec un point pour la tête afin de créer de la perspective. », j’ai pensé que ce livre était exactement ce tableau.
« Au commencement, il y a un phoque sans yeux. C’est l’époque des grandes marées, la plage déserte se réduit à un croissant de lune argenté et les rochers plats au-delà de la laisse de mer s’assombrissent d’embruns inhabituels. Vers les eaux plus profondes s’étire la fine lueur de l’aube ; seule la proue en métal d’une épave est visible au-dessus des vagues.»
Des coups de pinceau effilé surgissent, au fil de courts chapitres, le collecteur, la spectatrice, la légiste, le fils, le chauffeur, le vagabond, le matelot, la cuisinière, le pyromane, le plongeur… et bien d’autres encore et… le policier. Il faut bien un policier car il n’y a pas que...
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Deepfake de Makis Malafekas, Asphalte, Traducteur : Nicolas Pallier
Billet rédigé par Rookiedesecoles
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Krokos est un écrivain en panne d’inspiration qui vivote dans Athènes avec un regard plutôt désabusé sur ses congénères. Il est approché par une procureure pour régler une étrange affaire et c’est pour lui l’occasion de sortir des galères financières. Makis Malafekas écrit avec « Deepfake » un polar à la rythmique particulière, une forme qui déstabilise le lecteur puis qui permet de se laisser porter ensuite.
Krokos est écrivain et il vit à Athènes. Il adore observer sa ville et s’inspire régulièrement de ses observations pour écrire ses romans. Mais il y a un os car Krokos n’a pas écrit de livre depuis quatre ans et il commence à trouver le temps long. Sans compter que son porte-monnaie n’est pas illimité et qu’une entrée d’argent serait plus que bienvenue. C’est dans ces conditions qu’il est approché par une mystérieuse femme, Sofia Charistsi, qui est procureure et qui annonce à Krokos qu’une ancienne travailleuse du sexe qu’il connaît est en danger. Une certaine Rebecca que Krokos a connue par le passé et qui l’a d’ailleurs sorti d’un bourbier sans nom à une époque. L'écrivain trouve ça louche, mais se laisse convaincre de mettre son nez dans...
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Les Invisibles de Roger Jon Ellory, Sonatine, Traducteur : Etienne Gomez
Billet rédigé par Yvan
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J’ai une solide croyance dans le talent de R.J. Ellory, quelles que soient les tessitures de Noir qu’il dessine dans ses livres. Les invisibles nous plonge très profondément dans une histoire de tueur en série. Une de plus, pourriez-vous dire, pourrais-je dire si ça venait d’un autre auteur, d’autant plus qu’ici il ne révolutionne pas le genre.
Mais il s’agit d’Ellory, pour moi l’un des Grands Maîtres du Roman Noir, j’ai foi en lui. Ce qui fait que je me suis plongé corps et âme dans cette enquête sur plus d’une décennie, et sur 550 pages. J’ai mis du temps, j’ai pris mon temps, le livre le mérite.
Car, même si c’est un vrai polar, pas vraiment un thriller, ce roman met avant tout des portraits en exergue. Celui d’une femme, l’un des personnages les plus forts de la bibliographie de l’auteur. Celui d’une ville, New York. Et celui d’une époque, autour des années 80.
En se lançant dans cette lecture, il faut lui faire aveuglément confiance sur le fait d’y mettre de l’humanité malgré le contexte d’une violence extrême, malgré une période particulièrement...
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1974 de David Peace ; Rivages Noir, Traducteur : Daniel Lemoine
Billet rédigé par Sandrine
Le premier choc en ouvrant 1974 de David Peace, c’est le style. D’où une lecture hypnotique des cinquante premières pages, seulement distraite par ma mémoire cherchant où, pour la dernière fois, j’avais lu un texte comme celui-là. Puis stop. Je m’arrête de lire car 1974 n’est pas un exercice de style. Il y a là une intrigue, des personnages, une histoire dont la narration elliptique (j’ai d’abord écrit par erreur épileptique, ce qui n’est pas faux…) demande une attention soutenue. Retour à la case départ, retour au début.
Edward Dunford est un jeune journaliste, « correspondant aux affaires criminelles dans le Nord », c’est-à-dire dans le Yorkshire. Il a eu son heure de gloire avec l’affaire du Dératiseur. Mais depuis il végète dans l’ombre de « ce con de Jack Whitehead », élu reporter criminel de l’année. A l’annonce de la disparition de la petite Clare Kemplay, dix ans, il sent que cette affaire est pour lui. Il est certain que cette nouvelle disparition a un lien avec celles de deux autres fillettes, quelques années plus tôt
Malgré l’avis de son rédacteur en chef et du superintendant en chef de la police du Yorkshire, il creuse son sillon. D’autant plus qu’il est anonymement soutenu par quelqu’un qui lui donne des rendez-vous nocturnes. Une nuit, il assiste ainsi au pillage d’un camp de…
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