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Publié par blog813

Les trophées francophones  chroniqués par François Braud
Comme l'an dernier, François Braud s'est engagé à nous fournir une chronique par jour, sur chacune des ouvrages sélectionnées. Cinq catégories, cinq ouvrages par catégorie, pour ne pas vous lasser, en vous livrant une chronique chaque jour, voici les cinq premiers : œuvres  francophones.

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Aussi il faut lire et faire connaître Les Saules de Mathilde Beaussault, une voix qui résonne déjà – c’est son premier roman ! – et dont on attend qu’elle illumine la nuit noire éditoriale de son écriture rouge cardiaque, à l’image de l’haïkaisation de son roman :

 

 

Ça se termine sur un dialogue, percutant, comme toujours. On tourne la page. Merde, elle est blanche.

C’est précis et foisonnant, addictif et intelligent, costaud et habile. SI j’étais vous,je me jetterai sur la suite…. L’étendart sanglant est levé et 14 juillet.

La Petite fasciste, Jérôme Leroy,

La Manuf, La Manufacture de livres

Tout est vrai. On reconnait bien les Insurgés et Machecourt l’intransigeant (p.89), on identifie bien Le Dingue (p.11), on sourit jaune au moustachu allemand préféré de Francesca (p.119). Et, en plus, si je puis me permettre de rajouter une énième couche, c’est que ce roman est aussi foutrement bien écrit et qu’il ne prend pas le lecteur, la lectrice, pour une oie gavée mais les interpelle régulièrement pour lui expliquer le chemin pris ou pourquoi il ne prendra pas celui qu’on croit. Ça gêne aux entournures les fictionnels purs qui y voient une porte de sortie et qui ont du mal à re-rentrer dedans mais ça ravit les iconoclastes qui aiment plus casser les codes que les maitriser.

 

 

Mais dans un monde où plus personne n’offre de pardon, il faut aller au contact, au combat, à l’affrontement des autres et d’abord, de soi-même. C’est le chemin de Till, sans croix mais avec une cicatrice au poignet qui brûle encore comme une faute. Elle est belle ta cicatrice Till. Pourtant.

« Un enfant, C´est le dernier poète, D´un monde qui s´entête, À vouloir devenir grand. »

 

Plus noir que le précédent, avec encore des éclats de rires et de colère, Un seul œil a la fougue de la révolte et la résolution d’une femme qui refuse de se laisser entraîner dans la bonde de l’existence. Vivante, humaine, fragile, Diou, c’est la famille.

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