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Publié par blog813

C'est toujours les autres qui meurent... décès de Jean-François Vilar

Un message d'Hervé Delouche

J'ai appris hier le décès de Jean-François Vilar.
Ceux qui ont lu C'est toujours les autres qui meurent, Bastille tango, Les Exagérés, savent la place importante qu'il occupait dans le roman noir français.
Il avait été président de 813 en 1986-87.
Les éditions du Seuil ont réédité en poche il y a quelques semaines son dernier roman, Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués : http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/12/12/polar-jean-francois-vilar-retour-vers-les-lendemains-qui-chantent_4538446_3260.html
La revue 813 lui rendra hommage dans son prochain numéro.
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D
le deces de ce maitre du polar va laisser un vide dans la grande famille du roman noir
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H
Confusion stupide dans ma réponse à Corsaire: ce n'est pas Blainville qui est un ancien flic (faut jamais écrire trop vite), c'est Villon, avec qui Victor sympathise, et qui va quitter la maison poulaga.
Maintenant, t'as l'air malin!
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H
Merci à Corsaire Sanglot pour son anonyme et revigorante réaction. Oui, c'est volontairement, en hommage, que j'ai donné le nom de Vilar à un de mes personnages, un sale flic comme Pagan, une ordure, comme Blainville, d'ailleurs, et qui comme lui ( Pagan) a quitté la police. Passons. J'ai conscience, corrompu que je suis, de m'adresser là à une incarnation de la pureté révolutionnaire, alors je fais gaffe, les coups de piolet partent vite parfois... J-F Vilar a d'ailleurs pris ce pseudo en hommage à Jean Vilar, comme vous ne pouvez l'ignorer. Proche des staliniens que vous abhorrez sans doute, si mon flair d'ancien militant de la LCR ne me trompe pas... Désillusion? Relisez celui dont vous faites aujourd'hui une icône littéraire et bolchévique. Il ne parle que de ça, lui qui a quitté la Ligue en 81, et a eu avec sa ligne quelques désaccords ( cf sa correspondance avec Daniel Bensaïd.). A ce propos, lire l'article de Plenel sur Médiapart, mais il doit s'agir pour vous d'un renégat qui a quitté les rivages escarpés du trotskisme génétiquement pur... Quant à la tristesse, je l'évoque en lecteur d'un livre superbe de Bensaïd (encore lui!): Le pari mélancolique. Mais êtes-vous accessible à ce type de sentiment?
Courtoisement vôtre, donc. Je signe: Hervé Le Corre, auteur abusif.
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C
J'ai été, en dépit de mon souhait, discourtois envers vous. C'est un travers dans lequel je peux tomber. Je vous prie d'accepter mes excuses sincères. C'est le lecteur qui fait le livre (pour paraphraser Duchamp), j'ai eu besoin d'exprimer un ressenti de lecteur différent du votre, et je l'ai fait de manière trop agressive. Centré sur mon émotion, je n'ai pas pris garde à respecter la votre. Excusez-moi encore.
B
Merci de vos témoignages, il y en a eu d'autres sur la liste 813 qui montrent que ce fut un grand auteur engagé et qui mérite d'être redécouvert. Comme annoncé dans l'article, 813 dans son numéro 121 (de printemps) lui rendra hommage pour, comme le dit Jeanne Guyon, [avoir] « à cœur de faire découvrir son œuvre aux plus jeunes lecteurs qui n'ont peut-être pas eu l'occasion de le lire. »
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H
Je suis triste... Il est un des auteurs qui m'a donné envie d'écrire. J'aimais son élagance et sa mélancolie Il a su dire la noirceur de la désillusion révolutionnaire et n'a su ou pu attendre d'autres espérances, toujours à venir, hélas Il faudra aux Parisiens danser un tango triste du côté de la Bastille.
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B
à Corsaire Sanglot,
je ne modère pas votre message, même si, contrairement à votre attente vous vous montrez discourtois avec M. Le Corre dont ne suis pas sûr qu'il ait volontairement fait ce que vous lui prêtez (connaissait-il ce pseudo ?). Cependant, vous éclairez d'un autre jour ce que l'on entend ici ou là : plus personnel et politique.
M. Edwin Pleynel a produit un article plus nuancé que vous ne l'êtes. Ledit article renvoyant d'ailleurs à l'article sur Richard Millet. On le trouve ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/221214/jean-francois-vilar-etoile-filante-du-roman-noir
Tous les lecteurs n'ont pas la connaissance bien particulière qui est la vôtre mais c'est le lot de tout auteur de se voir approprié par ses lecteurs parfois à l'inverse du propos initial.
C
Bonjour,
sans vouloir sembler polémiquer inutilement, et espérant donc rester dans les limites de propos courtois, je souhaite néanmoins exprimer mon désaccord avec vous. Tant mieux si Vilar vous a donné envie d'écrire, mais j'avais déjà trouvé regrettable que vous donniez son pseudo de révolutionnaire à un flic dans un de vos romans (vous avez vu le regard que Vilar jette au flic Pagan dans Apostrophes de 85 ?). Je n'approuve pas dans votre commentaire l'image de désillusionné que vous donnez de Vilar. Vilar jusqu'à son dernier souffle s'est revendiqué trotskyste, il espérait toujours la révolution, et il est remarquable que son avant-dernière expression publique en 2012 l'ait été pour combattre le fasciste Richard Millet. Il est des lectrices et des lecteurs de Vilar (dont nous sommes) qui trouvons dans ses romans l'énergie révolutionnaire jamais tarie, et les tangos que nous envisageons de danser un jour dans les rues de Paris et d'ailleurs ne devraient pas exprimer la tristesse mais une "grande colère" très hébertiste !
Sans rancune.
Corsaire Sanglot, Passage Jean-François Vilar.
P
Grande tristesse. Un monument du roman noir disparaît sans crier gare, un ami nous fait faux bond. Je vais relire ses bouquins, et les relire encore, car son œuvre demeure.
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P
Grande tristesse. Un monument du roman noir disparaît sans crier gare, un ami nous fait faux bond. Je vais relire ses bouquins, et les relire encore, car son œuvre demeure.
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E
Zut ! Suis triste de cette nouvelle.
Eric Yung
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B
Mais très bien !
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G
Mince!
Et c'est Herve Delouche qui nous en informe.
Comment va-t-il lui aussi?
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B
Serait-il possible, Guehenneux, que vous m'envoyiez votre adresse mail à ouisangtrez@club-internet.fr pour un échange avec Hervé Delouche ? Merci
B
Ben mince ! il était jeune, non ? (67 ans !). Il a été notre président à l'époque de Grenoble. Il a participé de notre histoire par sa présidence et sa démission. Ça a fait des remous longtemps, tant qu'Olivier Trouillas a pris sa relève (jusqu'aux premières années du Mans.
C'est un excellent auteur révélé par un concours romanesque chez Fayard noir ; mêlant fiction, politique et arts (Rose Sélavy) à Beaubourg. C'était un auteur engagé, très engagé.... . Ça me fait un choc... C'est toujours les autres qui meurent.....
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