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Publié par blog813

Trophée 813 du meilleur roman étranger 2020 / Regards sur la sélection du 1er tour

Voici, comme promis, une compilation d’avis de blogueurs avisés sur la sélection que vous avez établie, amis ziens, quand on vous a posé la si difficile question du meilleur roman étranger paru en 2020. Comme vous le savez, il s’agit avec ce prix, baptisé Michèle Witta, en l’honneur de cette grande spécialiste du genre, hélas disparue, de récompenser le meilleur, à condition qu’il n’ait pas déjà reçu cette distinction enviée dans les 5 années précédentes.
Certes le soleil s’est fait la malle, et on ne peut plus lire aux terrasses enfin rendues à notre pratique, mais au lit, étalé sur un tapis, niché dans un fauteuil... On peut toujours lire. Vous avez tout l’été pour vous faire un avis si vous ne les aviez pas tous lus. Pas obligé de les acheter : demandez donc à votre bibliothécaire préféré.e de le commander pour vous. Et puis   il y a le format poche pour certains,  et le toujours pratique numérique, disponible jour et nuit !
Lisez, lisez donc... contrairement à ce que prétendait votre grand-mère, ça ne peut pas faire de mal.

Ce lien entre nous
David Joy
traduit par Fabrice Pointeau
éditions Sonatines 2020

par Ulrich
Autant le dire tout de suite, « Ce lien entre nous » de DAVID JOY est une pépite. Un roman noir, social, superbement écrit sur ce qui me plaît le plus dans ce genre littéraire, la spirale infernale qui emporte les protagonistes et parfois ceux les entourant, vers une descente aux enfers que rien n’arrête par une suite de décisions malheureuses. J’ai d’ailleurs relevé cette phrase qui résume parfaitement ces dommages collatéraux : les amis peuvent attirer beaucoup d’ennuis. Le titre même du roman que je trouve doux et élégant, nous rappelle que nous sommes liés les uns aux autres et que nos actes peuvent se répercuter autour de nous.

Avec ce roman, je découvre la plume, sublime de David Joy, il possède un rare talent pour créer des personnages à qui il donne de la profondeur et envers lesquels nos sentiments sont très nuancés car à l’image de l’humanité ils sont complexes, les bons ont des failles et les mauvais ne le sont pas complètement. De plus, à la manière d’un peintre, l’auteur nous dresse un tableau de ces lieux extraordinaires sans jamais transformer ces belles descriptions en passages ennuyeux à lire. [...]
La suite de la chronique (et les autres) par ici.

Dans la gueule de l'ours
James McLaughlin
traduit par  Brice Matthieussent
Rue de l’Echiquier 2020

par Yann
[...]Après un séjour en prison pour des raisons qui ne seront dévoilées progressivement qu’au fil du récit, Rice Moore trouve un poste de garde forestier dans une réserve des Appalaches, au fin fond de la Virginie. Il espère avoir définitivement laissé son passé derrière lui, en même temps que le cartel mexicain qui le cherche pour se débarrasser de lui. Le jour où il découvre la carcasse d’un ours abattu par des braconniers, Rice, en décidant de mener son enquête, va mettre en péril sa nouvelle existence et réveiller les démons du passé. Pris en tenaille entre les réminiscences d’une vie qu’il souhaiterait avoir totalement effacée et les tensions provoquées par son incursion dans le monde des chasseurs locaux, Rice devra vite retrouver ses réflexes d’ancien criminel. [...]
La suite de la chronique (et les autres) par ici.

Betty
Tiffany McDaniel
traduite par François Happe
Editions Gallmeister 2020

par La Belette

Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.” La Petite Indienne, c’est Betty.
Née en 1954 dans une baignoire, Betty Carpenter est la sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la bonne société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee.
Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et soeurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu.
Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie alors sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années.
Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler au grand jour.
[...]
La suite de la chronique (et les autres) par ici.

La proie
Deon Meyer
traduit par Georges Lory
Editions Gallimard / Série Noire 2020

par Sharon

Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d’un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde. Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu’ils lâchent l’enquête.
À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l’ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Vœu pieux : par une belle journée d’août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service. La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contre cœur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu’on lui ait jamais confiée. Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proie pour autant…[...]
La suite de la chronique (et les autres) par par ici.

Les dynamiteurs
Benjamin Whitmer
traduit par Jacques Mailhos
Gallmeister – Americana2020

par : Mac

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. 
Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. 
Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.[...]
La suite de la chronique (et les autres) par ici.

 

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