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Publié par blog813

Et si l’on prenait le temps d’écouter Jean-Bernard Pouy nous raconter ses souvenirs ?
Bonjour, 
Les amateurs de polars, romans noirs, thrillers ou simples romans policiers, peuvent découvrir de véritables trésors radiophoniques en parcourant les podcasts de Radio France.
 
Dans l'un d'eux, on entend Jean-Bernard Pouy s'exprimer ainsi : « Je prends du plaisir à faire plaisir au lecteur autant que Queneau m’a fait plaisir ».
C'est le cas aussi pour ce conteur et ses auditeurs.  Tout comme ses participations aux joutes orales dans " Les papous dans la tête " l'émission culte de Françoise Treussard sur France Culture, l’écouter se raconter dans la série, L’écriture est un Jeu est un vrai régal. On découvre l'univers passionnant d'une des personnalités les plus emblématiques du monde du polar. Le conteur est passionnant, jonglant à la fois avec les mots, l’humour, faisant partager ses goûts littéraires.
 
Dans ces 5 épisodes diffusés en 2016  il raconte avec humour, élégance son parcours d’élève au lycée Henri IV dans les années 60, ses années d’étudiant, sa passion pour la peinture, Mai 68, ses années de pion-animateur culturel dans un lycée durant lesquelles il fait découvrir le cinéma aux élèves, la publication de son premier polar à la Série Noire, sa fonction de directeur collection, la création du Poulpe, en référence au « Pulp »  ainsi que les collections Suite Noire, Pierre de Gondol... Il partage ses goûts pour la littérature, citant de nombreux écrivains, certains sont connus, il dit son admiration pour Raymond Queneau et Georges Perec. Dans son Panthéon, sont aussi des philosophes, écrivains ou poètes dont la renommée est plus confidentielle. Il est un formidable passeur. Ses souvenirs sont passionnants et remplis de nombreuses anecdotes.  
 
Il évoque, dans le premier épisode, sa scolarité au lycée Henri IV. La méthode pédagogique, très personnelle, de son professeur de latin en classe de 4ᵉ  s’est avérée très efficace… Il avoue avoir fait de manière tout à fait involontaire une grossière erreur dans La petite écuyère a cafté, le premier numéro du Poulpe, «... que même les correcteurs chez Gallimard ont laissé passer… ». (Les Ziens* n’ont aucune difficulté à la repérer). Il tire les conséquences de cet incident d’une façon assez personnelle...., il s’en explique dans le quatrième épisode.

 Sollicité pour écrire un Poulpe, Philippe Sollers lui répond « Non merci, ce n’est pas ma tasse de sang »

 
La présentation de la série sur la page du podcast
 
« Pape » du polar, maître du roman noir populaire, nouvelliste prolifique, Jean-Bernard Pouy, écrivain libertaire, est également le créateur du Poulpe. Inclassable, adepte de l’Oulipo, il a dirigé de nombreuses collections, et lancé un nombre incalculable d’auteurs.
 
« Le plus grand compliment que l’on puisse faire à quelqu’un est de lui prêter toute son attention. » — S.W
 
Michel 126
 
* ainsi s'appellent entre eux les membres de 813 (diminutif de 813ziens)
*****
Épisode N°1 : Influences
 
De son enfance à Vitry, Jean-Bernard Pouy se souvient des éléments fondateurs qui le conduiront à explorer certains motifs dans ses œuvres. La figure de son père, chef de gare et « peintre et sculpteur du dimanche », sa propre initiation très jeune à la peinture. Contre toute attente, à la suite d’un épisode drôlatique de son adolescence, c’est au collège Henri IV qu’il fera sa scolarité, et y rencontrera les écrivains Raymond Queneau, Perec, auxquels il voue une admiration sans borne encore aujourd’hui, et qui le conduiront à envisager par la suite l’écriture comme un jeu.
Épisode N°2 : Des barricades à l'écriture
 
Jean-Bernard Pouy a 22 ans en mai 68. Alors étudiant et membre d’un groupe anarchiste, il prend part activement aux événements, est confronté aux dissensions entre les différents groupes politiques, terreau qui constituera les principaux motifs de son premier roman Spinoza encule Hegel. Affecté à Vitry comme pion en 1972, il initie les jeunes collégiens au théâtre et au cinéma en ouvrant un ciné-club toléré par la direction. Il y rencontre entre autres Dantec et Benacquista. C’est à la demande des élèves, qu’il construit progressivement le récit qui constituera son premier roman, sorte de conte brodé comme celui d’un griot. Premier roman placé sous le signe de l’amitié et du jeu, puisque c’est pour rembourser une dette de jeu que Pouy confiera ce texte à Patrick Mosconi, alors éditeur chez Sanguine…
Épisode N° 3 : L'écriture est un jeu
 
A partir de la parution de son premier roman, Jean-Bernard Pouy n’a plus arrêté d’écrire. Il entre à la Série noire et fait partie de cette école du néo-polar qui rassemble en son sein des écrivains tous différents mais qui considèrent que le roman noir est fondamentalement militant. « Je crois que j’écris comme je suis », dit Pouy. Certains motifs reviennent dans ses textes comme des obsessions et déploient des contraintes en lien avec celles érigées par l’Oulipo. Avec ces jeux cachés mais incessants, Pouy construit une relation particulière avec son lecteur, ludique, intime, généreuse.
 
Episode N° 4 : L'écriture est un jeu
 
1995, l’année des grandes grèves, Jean-Bernard Pouy s’aperçoit qu’il n’existe aucun personnage populaire qui serait susceptible de restituer l’état d’esprit de ces mouvements. Il crée alors « Le Poulpe » avec Raynal et signe le premier opus d’une série qui deviendra culte. Dès lors, parallèlement à son écriture, Pouy devient éditeur et directeur de collection. Il poussera de nombreux écrivains à écrire, parmi lesquels Pennac, Dantec ou Benacquista…
Passeur, il l’est aussi au sein même de ses textes, consacrant un écrivain qu’il estime tout particulièrement, comme fil rouge de ses romans : c’est une des vertus du polar, selon Pouy que de conduire les lecteurs à découvrir d’autres auteurs.
Épisode N° 5 : Tropisme
 
Dans ce dernier épisode, nous explorons les ressorts intimes de l’écriture de Jean-Bernard Pouy, ainsi que les aspects méconnus de ses appétences. Les lieux traversés, ceux qui l’ont profondément marqué. Mais aussi le cinéma, qui irrigue la construction de ses textes et qui a bercé sa jeunesse. Enfin la peinture, à laquelle il revient depuis plusieurs années, et qui ouvre un espace de création non maîtrisé, peut-être insaisissable, une autre brèche ouverte que celle de l’écriture…
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