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Publié par blog813

Marc Andriot nous propose une nouvelle perspective sur les adaptations des romans de Léo Malet mettant en scène le privé Nestor Burma.

Ch(è)r(e)s ami(e)s du Noir,

 

Une petite sélection de BD Noires, sur le cycle de Nestor Burma, avec leur couverture:

 

 

 

L’affaire en noir et blanc de Nestor Burma : Brouillard au pont de Tolbiac (1982-Casterman) est la première adaptation BD, après les trois adaptations ciné, des aventures du détective parisien, par le grand Tardi avec l’aval de Malet.

Nous explorons ici le 13ème arrondissement de la Capitale qui est aussi un quartier populaire qui n’existe plus, dans les années 50.

Magnifique travail de reconstitution quant aux dessins du quartier : du quartier pauvre au nom ironique (rue des 5 diamants) au pont mortel d’Austerlitz, l’Hôpital de la Salpêtrière à l’intérieur (avenue d’ Italie).

Description aussi de l’ambiance des bistrots chers à Tardi.

Et enfin, description littéraire du milieu anarchiste végétalien de la rue de Tolbiac dont est issu Burma et des purs qui se sont vendus ou non à la société.

Hélas, l’Amour pour Burma est de courte durée. Le Noir reprend ses droits.

À lire.

 

 


 

 

L’enquête en noir et blanc du détective privé, Nestor Burma, Casse-pipe à la Nation (1996-Casterman) d’après l’œuvre littéraire de Léo Malet et par le très grand dessinateur, Tardi, nous présente un Burma qui explore avec le lecteur, le 12ème arrondissement de Paris.

Nestor Burma et la Foire du Trône. Il déteste cette ambiance, les auto-tamponneuses et le grand 8. Mais, voilà, sa secrétaire Hélène n’est pas dans le train qu’il attend. Alors, attiré par une belle brune Femme Fatale, il décide de la suivre et de se retrouver dans une histoire de morts, de trahisons, de vol et d’erreurs en chaîne. Du vrai Noir.

À lui que la police dit de ne pas se mêler de cette affaire trop grosse pour lui, celle-ci lui laissera un goût amer jusqu’à la fin, le passant même à tabac à la Foire. Et même s’il retrouve Hélène.

Côté dessins, ils sont magnifiques de précision, de recherches de ce Paris des années 50, de ses quartiers.

Toujours aussi forts.

 

La nouvelle affaire en couleurs de Burma : Le soleil naît derrière le Louvre (2007-Casterman) de Malet et du nouveau dessinateur de la série, Moynot, qui apporte donc la couleur aux planches des aventures de Burma.

Deuxième arrivée de Moynot sur les traces de l’œuvre de Tardi sur la première affaire des Nouveaux Mystères de Paris de Malet.

Ici, c’est l’exploration du 1er arrondissement de Paris : des Halles jusqu’au Louvre, en passant par la rue de Rivoli et la Place Vendôme. Quartiers chics de Paris.

Côté dessin, le lecteur perd en profondeur et en détails humains des bistrots et dessins d’architectures de Paris moins magnifiques. Les couleurs sont blafardes.

Côté scénario, beau portrait d’une Femme Fatale qui en mourra malgré la découverte de l’ amour. Et le titre de la BD résonne en prière comme Chandler et son Adieu, ma jolie. Ici, c’est une conclusion optimiste ( ?) : Le soleil naît derrière le Louvre. Noir c’est Noir.

Le mystère en noir et blanc Nestor Burma : M’as-tu vu en cadavre ? (2000-Casterman) nous entraîne dans le 10ème arrondissement de Paris.

Quartier où l’on trouve la Porte Saint-Denis (présente dès la Couverture), les bistrots de la Gare de l’Est et de la Gare du Nord où Burma va manger des sandwichs et boit en attendant ses rendez-vous.

Dans cet épisode, l’affaire se situe dans le milieu du music-hall guimauve car on trouve beaucoup de salles de concerts dans ce quartier.

Plus précisément, notre histoire nous raconte les rivalités entre artistes et le prix à payer pour être en haut de l’affiche, sur fond de morts, tandis que la vie des petits chanteurs n’ayant pas réussi est moche (début de la BD).

Mais, le public, les fans, ne veulent pas y croire et l’histoire se terminera par le ramassage des poubelles de Paris comme si …

À lire.

 

L’enquête en couleurs de Burma : Corrida aux champs-Elysées (2019-Casterman) d’après Malet avec un nouveau dessinateur, Nicolas Barral, nous invite à découvrir le 8ème arrondissement et son quartier chic des salles de cinémas et des maisons Art-Déco de producteurs de cinéma, dans les années 50.

Ici, le nouveau dessinateur narre de façon fluide les cases et alterne les architectures du Paris historique (Pont Alexandre III), les maisons Arts-Déco et les portraits de personnes. Beaucoup de clin d’œil aux actrices et acteurs de cinéma : Belmondo et Jean Seberg d’ À bout de souffle, les actrices et acteurs des Tontons Flingueurs.

Mais, il y a le fléau de la drogue, en toile de fond, dans le milieu du cinéma, et sa première victime faible au début de la BD. Et sa Femme Fatale, si attirante à l’incipit de la BD mais qui dégoûte Burma à la fin de l’épisode. Le Noir a un goût amer.

Côté dessin et côté scénario, une agréable surprise qui laisse une lecture facile de l’œuvre littéraire et la BD.

 

TRÈS JOYEUSES FÊTES A VOUS,

Marc Andriot, Adhérent à 813-La liste et Romancier Graphique Neo-Noir

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