Karine Sulpice
Un manque d’empathie totale, ainsi pourrait-on caractériser la manière dont Karine Sulpice décrit chacun des personnages de ce court roman, dont le titre, Méchante, claque comme une sentence. A commencer par la morte, Violette Diffenbach, que l’on découvre zieutant, à travers ses paupières closes, son thanatonaute. Et puis l’accusée, l’auxiliaire de vie, au prénom désuet de Bertille, car la vioque fut empoisonnée !
Mais les autres personnages ne sont guère à leur avantage non plus, la présidente du tribunal, le psychologue judiciaire, vedette d’une émission-poubelle, le neveu qui revient d’Australie pour brosser le portrait de la défunte tante. Sans oublier l’épicier, ...
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