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Publié par blog813

​Mort pour la France.

      Deux charrettes bloquent la route. Duroy et sa 402, s'arrêtent, des FFI lui demande​nt​ ses papiers, il est en mission. Il croise les gendarmes : "On a trouvé un corps, ce serait celui de Marie Valette".

      Judith Ashton, la photographe de Life, est ​à​ vélo et se fiche bien de ce qui l'entoure, la voiture des gendarmicide​s​ la frôle. Marie est plus loin dans la lointaine campagne, exécutée, violée, tondue. Elle est recouverte de sacs à patates.

      Un commando de FFI se met en route. Je peux venir avec vous, demande Judith l'américaine. Ils retrouvent un italien,  c'est lui, il faut le pendre. Le village hurle : ​T​uez-le. Duroy sort son arme et Judith crie : ​A​rrêtez-ça. Une corde est accrochée entre l'église et la mairie. L'italien est sauvé par un coup de sabre.

      Duroy et Judith sont dans la 402, la rencontre a du goût, le tabac, le chewing-gum et l'odeur du corps de Judith. Ils continuent à pied, dans la nature dangereuse. Duroy s'en souviendra, ils cherchent le camp des italiens, ils ne sont pas bien loin, ce sont des immigrés  qui ont fui le fascisme.

      Ils ont traversé le plateau du Vercors, des villages ont payé cher les bombardement​s​ des allemands. A défaut de nazis, les FFI bastonnent des italiens qu'ils ont trouvés dans leurs campements. Duroy sort encore son arme. Un comité de FFI se réunit et regarde intensément deux photos prise​s​ par Judith.

      Une fille de résistant est massacrée. Les idées, sur cette femme, sont pires que tout, les assassins sont-ils les "bons"​ ?​ Ceux qui bientôt ne seront plus là, deviennent des héros de la France libre.

​​      La ​S​acrifiée du Vercors. François Médéline. Ed. 10/18.

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