Le pavillon dans le polar, intéressante question, n'est-il pas ?
Jeanne Desaubry nous a fait parvenir ceci
Bonjour 813,
On m'a parlé lors d'un festival dans les Bauges de cette étude, très savante, d'architecture qui prend notamment Marin Ledun et les grands prédécesseurs du polar pour aborder le pavillon comme objet éminemment noir. Je l'ai regardé en diagonale, c'est solide et assez érudit en ce qui concerne le polar.
Je ne sais ce qu'il est possible d'en faire. À vous de voir.
Le polar est partout !
Amical souvenir
Jeanne 769
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Bonjour Mme Desaubry,
nous nous sommes rencontrés lors du « festival du polar » organisé dans les Bauges le WE du 11 novembre et lors de la table ronde avec les auteurs présents, j’ai évoqué ce travail de mémoire d’un étudiant en architecture (aujourd’hui jeune architecte) qui a fait une recherche assez décalée sans doute dans une école d’archi… qui était de s’intéresser à la figure du pavillon dans le roman policier posant la question de ce que ce lieu singulier en matière de forme urbaine (le lotissement) ou architecturale (le pavillon) engendrait comme atmosphère singulière propice au « crime »… !
Il y a ici évidemment une analyse professionnelle très poussée, mais qui est aussi l’expression d’une culture du polar présente en permanence.
Je vous laisse consulter ici une version « light » de ce travail.
Je mets l’auteur (Gautier Perrin, installé à Besançon) en copie de ce mail. Je l’ai prévenu de cet envoi
Cordialement
Marc Verdier
Vous trouverez dans le document que Gautier Perrin nous a autorisés à diffuser*, outre le mémoire lui-même, un peu technique - mais intéressant, en partie 7 une liste d'auteurs et un ouvrage de référence pour chaque auteur et en partie 9, un corpus très impressionnant d'interviews d'auteurs : Marin Ledun (la Guerre des vanités), Marcus Malte (Canisses), Serge Quadruppani (le Poulpe, Saigne sur mer), Alain Demouzon (Bungalow), Léo Malet (les Rats de Montsouris), Barbara Abel (l'Innocence des bourreaux), Pascal Garnier (Lune captive dans un œil mort), Pascale Fonteneau (Propriétés privées), Georges Simenon (le Déménagement), Jacques Expert (Qui ?). Bonne découverte.
* avec ce commentaire :
Bonsoir,
merci de l’intérêt que vous portez à mon travail. Effectivement, les interviews des auteurs sont riches d'enseignements et témoignent tout autant de la portée sociale qui anime le polar français que de sensibilités politiques diversifiées. Pour ma part, elles m'ont surtout confirmé dans l'idée que ces romanciers pouvaient être entendus comme des témoins crédibles sur les questions urbaines ; les récits qu'ils font des lotissements pavillonnaires étant souvent plus justes que nombre d'écrits théoriques sur le sujet.
Je suis honoré que vous souhaitiez mettre mon travail en ligne sur votre blog et vous donne évidemment l'autorisation pour le faire.
Gautier Perrin
Merci Monsieur Perrin