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Publié par blog813

Ah, la nouvelle, genre cher à mon cœur, voire novella ainsi qu’il est de coutume d’appeler les romans très courts, autour de cent pages. Davantage appréciée dans le monde anglo-saxon, la nouvelle est souvent le petit canard mal aimé des bibliothèques. Les Français ont coutume de nous dire que ce qu’ils aiment, ce sont les romans dans lesquels se plonger jusqu’à l’oubli. D’où, peut-être le succès de ces pavés énormes, qui calent si bien la tête à la plage sous la serviette… Un signe qui ne trompe pas : la presse et les blogs ne présentent quasiment jamais de nouvelles.

La nouvelle est une coccinelle, une coquine qui s’envole au bout des doigts à peine a-t-on commencé à lui parler. Mais que de souvenirs elle laisse, que de rêves, d’échappées possibles. Et comme il faut du talent pour, en quelques pages, mettre en place un univers, précis au centre, présent bien que moins défini sur les marges.

Or, notre genre de prédilection, amis des littératures policières, est une loupe qui grossit les moments infimes qui font basculer les existences. Alors, quoi de mieux que la nouvelle pour y goûter ?

Jeanne & Pierre

Vive la Commune ! (recueil)
Collectif

Editions du Caïman 2021

Recherche Google : « autour de la guerre de 1870-1871 en janvier, de Baudelaire en avril (naissance il y a 200 ans), de Napoléon en mai (mort sur l'Île d'Elbe le 5 mai 1821), de La Fontaine en juillet (naissance il y a 400 ans) et de Flaubert en décembre (né 200 ans auparavant). »
Un événement de 1871 est généralement omis : les 150 ans de la Commune, en mai*.
C'est pourquoi j'ai décidé, 3 mois après, de repasser ce coup de de Pierre Séguélas, passé un peu inaperçu en avril dernier. Ces nouvelles des éditions Caïman, bénéficient de toutes les qualités dont les pare l'ami Pierre. Un gros livre, de nouvelles variées, magnifiquement illustré. Il serait dommage de passer à côté. Parfait pour l'été.
Lire la suite sur notre blog à nous, 813, de plus en plus : référence polar du net !

Etats d’âme (novella)
Hervé LE CORRE

Editions Le Petit écart2021

 

Présentation de l’éditeur :

 

Avec États d’âme, Hervé Le Corre s’offre un détour du côté de l’au-delà ...  le récit d’une âme encore présente face à un corps sans vie. Entre décomposition et infini, cette fiction terriblement humaine nous invite à la philosophie.

 

Présentation de la novella et de l'auteur sur le site de l'éditeur

 

Presqu’îles (recueil)
Yan LESPOUX

édition Agullo2021

On s’en fout. On est chez nous, et on a gagné.
Un coin secret de champignons. Un tracteur en boîte de nuit. Une vierge phosphorescente. Un concert fantôme. Des chemins de sable qui serpentent entre les pins jusqu'à l'océan.
L'envie de partir et le besoin de rester...
Presqu'îles, ce sont des tranches de vie saisies au vol, tour à tour tragiques ou cocasses qui, à travers les portraits de personnages attachés de gré ou de force à un lieu, les landes du Médoc, parlent de la vie telle qu'elle est, que ce soit là ou ailleurs.
Il existe des maisons d’éditions avec lesquelles on se sent une grosse accointance. On évite d’en parler, on ménage cette indépendance d’esprit que l’on s’efforce de cultiver pour qu’elle ne soit pas une vue du même nom, de l’esprit. Mais je dois bien le reconnaître, j’aime énormément Agullo, leur charte graphique, leur façon d’aller là où d’autres ne vont pas... Alors quand j’ai appris que Agullo allait lancer une nouvelle collection, Agullo Court...
La suite est lire sur le blog bro blog black

Maître de cérémonie (novella)
Hervé MESTRON

édition In8 2021

Ziz est de retour, voici le troisième volet de ses aventures. Cela fait toujours plaisir de voir quelqu’un qui a eu un parcours si complexe, qui a tant trébuché dans son chemin de vie réussir à se réinsérer dans la société. Certes, le travail qu’il effectue n’est pas le travail le plus convoité de tous, puisqu’il travaille dans les pompes funèbres. Pourtant, tel un Rastignac du XXIe siècle, Ziz est près à tous les efforts, tous les sacrifices pour gravir peu à peu les échelons de l’entreprise. Il ne ménage pas sa peine.
Ecrit ainsi, cela semble presque idyllique, non ? Bien sûr, il n’en est rien. Nous découvrons tout le récit à travers les yeux de Ziz, et quand il se confronte aux regards des autres, cela pourrait presque faire mal à son égo. Presque. Ziz en a vu d’autres, Ziz sait réellement ce qu’il veut, il sait aussi se retourner quand il est remercié, trouver un autre travail si besoin, travail dont je me demande toujours quelle filière il faut suivre pour y parvenir (non, je ne dirai pas lequel), un travail pour lequel les clients, étonnamment, ne manque pas, teintant encore plus en noir le récit que nous avons entre les mains.

La suite est à lire sur le blog des livres et Sharon

L’homme aux doigts d’or
Marc VILLARD

éditions Cohen & Cohen 2021

[…] Marc Villard nous donne de ses nouvelles, comme souvent. Comme toujours, elles sont noires, de qualité et ont la longueur qu’elles doivent avoir.
Les mains sont célèbres ou inconnues mais elles ont la poigne du désespoir, la rectitude du travail bien fait, la chance comme du sable dans la paume.
L’écriture a la fluidité de la rupture, l’habitude de la soudaineté et le destin retors du bonheur recherché, perdu ou volé.
10 nouvelles. Une par doigt.

La chronique est à lire le blog Bro blog black

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