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Publié par blog813

Le Noir dans la BD (à suivre..)

Bonjour ch(è)r(e)s ami(e)s du noir,

Je continue mon exploration du noir dans les différents types de BD :

- Depuis sa création, dans les années 60, le personnage et l’identification à Spider-Man se sont ancrés dans le jeune électorat. Il est le super-héros qui représente les éditions Marvel et le plus humain. En effet, les problèmes sociaux (la drogue, les études, les familles recomposées) sont abordés dans le comics.

Mais aussi le noir. Dans The Amazing Spider-Man # 161 et 162, scénarisés par Len Wein et dessinés par Ross Andru, le Punisher revient dans les rues de New-York après avoir été créé dans ces même pages par le scénariste Gerry Conway et les dessinateurs Ross Andru et John Romita Jr dans The Amazing Spider-Man #129. Ainsi que le Kingpin, avant la 2ème Guerre des Gangs, et qu’il devienne un personnage « millerien » dans les pages de Daredevil en s’imposant physiquement et puissamment comme le roi de la Pègre.

Ici, il n’utilise que sa force physique et sa canne (côté aristocratique de la Pègre) dans The Amazing Spider-Man #163.

Le Noir dans la BD (à suivre..)

- La scénariste et dessinatrice espagnole, issue de l’animation, Teresa Valero, publie Contrapaso-1-Les enfants des autres (Aire Noire 2025- Dupuis) et nous présente le noir dans la BD espagnole.

En effet, le noir à l’espagnole mêle la politique, le passé récent où les étudiants socialistes luttaient contre Franco, la guardia civil, l’glise, les psychiatres dangereux, la disparition étrange d’enfants nés de femmes considérées comme « dangereuses » par la dictature patriarcale. L’enquête après la mort d’une patiente ouvre le thriller.

Des dessins aux couleurs chatoyantes pour montrer la tragédie et les violences de l’Espagne, du passé et du passé récent.

Ici, c’est un duo qui les symbolise : un journaliste vieux phalangiste (la dictature) et un jeune journaliste rouge ayant vécu en France dont le père fut un Républicain rouge.

L’Espagne et son passé (les femmes emprisonnée par leur mari) et le présent des années 50 (la dictature et l’importance des fils car l « ’avenir » des gens riches).

À noter que la collection « Aire Noire » fait référence à la mythique collection « Aire Libre » de Dupuis, pour faire découvrir maintenant des romans graphiques noirs. Merci, Mélanie D.

Le Noir dans la BD (à suivre..)

Le roman graphique noir de boxe Le dernier debout-Jack Johnson, fils d’esclaves et champion du monde (2024-Futuropolis) du poète américain, Adrian Matejka, et du dessinateur marocain, Youssef Daoudi, nous présente une histoire vraie et le noir dans la BD indépendante.

En effet, cette œuvre qui est une recherche sur le scénario et les images qui l’accompagnent, en noir, blanc et rouge expressionnistes qui illustrent la colère, la violence et la lutte de ce grand champion de boxe, Jack Johnson Noir et de son combat mythique de 1910 dans une Amérique raciste et violente. Combat de boxe du siècle entre un champion Blanc sur le retour et un immense Noir puissant et beau-parleur. Un Noir américain qui se bat pour sa liberté. Sur le ring.

Grandeur et décadence de ce champion dans les années 20 et qui se bat envers et contre tout, tout en se posant cette question : «  Que feriez-vous si l’on vous détestait tout simplement à cause de la couleur de votre peau ? ». Avec une fin noire.

C’est un récit cinématographique (gros plans des villes, des gens et des combats) mais aussi BD (références à l’histoire de l’Art et de l’action). Narrations et découpages des plans d’une grande liberté. Mêlant classicismes et novations. Des Auteurs tout simplement. Pour nous montrer la dureté de la vie de son personnage principal.

À lire et relire.

Le Noir dans la BD (à suivre..)

-Même si le super-héros aveugle, Daredevil, se bat, depuis sa création, avec des super-vilains de série B et qu’il est considéré comme un sous-Spider-Man, les auteurs vont, peu à peu, imposer des bases qui vont inspirer, dans les années 80, le grand Frank Miller pour en faire une BD hommage aux Films Noirs.

Ici, dans l’Intégrale Daredevil 1976-1977, le scénariste Tony Isabella, en 4 épisodes, souligne le côté urbain (New-York). Puis, le scénariste Marv Wolfman continue de créer un univers réaliste sans sombrer encore dans le noir ou la violence à cause du Code US qui « protège » les enfants lecteurs.

Surtout, Marv va créer le personnage du tueur psychopathe, Bullseye, dans les épisodes 131 et 132, quatre ans avant que Miller le développe et en face l’ennemi juré de Daredevil et homme de main du Kingpin/Caïd. Marv, qui sera aussi connu pour son Crisis on Infinite Earth pour DC.

Quant au dessinateur Bob Brown, issu de l’Âge d’Or et de Bronze de Marvel, il rendra hommage aux Pulps des années 30 avec le vilain Copperhead et le look vintage du Chasseur (cape, costume et chapeau bleus à l’ancienne).
Enfin, le Maître de l’encrage, Klaus Janson, met en lumière ou assombri les cases de Brown magnifiquement.

Le Noir dans la BD (à suivre..)

Amicalement,

Marc Andriot,

Romancier Graphique du Neo-Noir

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