Archives

Publié par blog813

Panier des trophées #5 le roman francophone

Pour commencer votre mois de juillet et en finir avec le panier des trophées, voici la sélection de sites concoctée par l’ami Pierre Faverolle qui vous aideront peut-être à participer au vote. Rappelons que le vote pour un seul ouvrage, une seule catégorie suffit.

Vous avez encore quasi deux mois pour lire sur la plage ou devant votre climatisation ou...

Comme dirait l’ami Pierre : « Nous espérons que ces avis vous seront utiles dans vos choix de lectures. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez ! »

Par ordre alphabétique d’auteur, donc :


 

Mathilde BEAUSSAULT- Les Saules [Seuil] :

 

"On rétorque que c'est la coulée, une gamine d'ici, la Basse Motte, que c'est la famille et qu'on se lâche jamais entre culs-terreux, qu'on se serre les coudes, qu'on a des couilles, qu'on va réfléchir ensemble (comme leurs pères face aux boches) et trouver comment en finir avec ce merdier qui submerge bien plus que leurs bottes."

Quelque part en Bretagne, à une époque non située mais qui semble être l'immédiat après-guerre, un village va être complètement bouleversé par l'assassinat d'une jeune fille de 17 ans, Marie.

Marie est la fille unique du pharmacien qui habite la Haute Motte. Ne pas confondre avec la Basse Motte et ses habitants d'une classe inférieure, comme la famille de Marguerite, qui survit difficilement en élevant des porcs.

Marguerite est une petite fille sale et mal peignée, jamais à la bonne….

                  La suite est à lire sur le site legoutdeslivres

Benjamin DIERSTEIN - Bleus, blancs, rouges [Flammarion] :

 

Je ne suis pas une aficionada des pavés donc vous vous doutez qu’un livre de quasiment 1000 pages, a fortiori un premier tome d’une trilogie, n’était pas une évidence. Et pourtant, les avis enthousiastes de  mes amis m’ont convaincue d’acheter « Bleus Blancs Rouges » de Benjamin Dierstein à Quais du Polar.

L’auteur nous parle d’un temps que les moins de 44 ans ne peuvent pas connaître : le septennat de Giscard. Je ne suis pas vraiment familière de cette période, ayant surtout comme image de l’ancien président ses adieux filmés, ou plutôt son « au revoir ».

A travers les trajectoires de deux jeunes flics, Jacquie et Marco, qui, dans des services différents, se retrouvent à traquer un certain Geronimo, mais aussi de deux personnages marquants – Vauthier, un mercenaire qui a longtemps œuvré en Afrique, et Gourvennec, un policier traumatisé par un drame ayant eu lieu en Mai 68 – c’est une véritable fresque que dépeint Benjamin Dierstein : on y croise Action Directe, Mesrine, Pierre Goldman, Alain Delon, Bokassa, Omar Bongo, en passant de boîtes de nuit vip à des bars louches … des personnages de fiction  ayant réellement existé se mêlant intelligemment à des êtres de fiction.

C’est extrêmement bien écrit – avec des scènes saisissantes (l’ouverture se déroulant en Mai 68 par exemple) – et surtout très fluide alors qu’il y a un travail colossal de recherche derrière le roman. J’ai eu l’impression d’être en immersion dans…

 

La suite est à lire sur le site tuvastabimerlesyeux

Jérôme LEROY - La petite fasciste [La manufacture de Livres] :

Après La Petite Gauloise qui retraçait les dérives politiques et identitaires de notre société sur fond de terrorisme, Jérôme Leroy revient chez La Manufacture de Livres avec La Petite Fasciste, un autre court roman où il met en scène, dans une France en plein chaos politique, social et climatique, deux politiciens que tout oppose.

D'un côté, Francesca Crommelynck, la vingtaine, une identitaire flamande bercée par les thèses d'extrême droite depuis sa tendre enfance, de l'autre Patrick Bonneval, député socialiste, la soixantaine bien entamée, prêt à remettre en jeu son mandat à la prochaine députation qui ne saurait tarder. En effet le Président a dissout l'assemblée à deux reprises, et le pays, toujours en pleine tourmente, attend la troisième dissolution sans aucun espoir d'amélioration. Ces deux militants n'ont aucun point commun si ce n'est une attache locale dans les Hauts-de-France et qui seront malgré eux des acteurs de ce qu'on appellera l'Affaire Bonneval, affaire qui…

 

La suite est à lire sur le site les-lectures-du-maki

Gabrielle MASSAT - Gracier la bête [Le Masque] :

 

Jeune pensionnaire de quatorze ans dans un foyer de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), Audrey n’en est pas à sa première fugue; cest même sa principale activité depuis six mois quelle est arrivée. Mais sa dernière sortie, intervenue après une altercation avec l’éducateur Till Aquillina, sest mal terminée : elle a été renversée sur la route par un chauffard et se morfond sur son lit dhôpital, plongée dans un coma artificiel.
Rongé par la culpabilité, interdit d’exercer, Till se convainc, comme Audrey avant lui, que la mère défaillante de l’adolescente n’est pas décédée comme on le lui a annoncé. Il accumule les indices et se lance dans une enquête sur sa disparition, y cherchant sans aucun doute une forme de rédemption.

La saveur particulière du roman noir tient à cette faculté de montrer le monde qui nous entoure, que nous vivons, à travers des intrigues, des fictions, documentées s’appuyant sur des réalités. Miroir de notre société, ses auteurs en explorent les recoins sombres tout en donnant sens à leurs observations.
Et parfois le hasard d’une lecture vient percuter cet autre reflet, moins littéraire, que constitue…

La suite est à lire sur le site polartnoir

Michèle PEDINIELLI - Un seul œil [Aube Noire] :

 

Si le premier ouvrage de Michèle Pedinielli, intitulé sobrement Boccanera (Aube Noire 2018), prenait pour cadre la ville de Nice, on s'éloignait de l'agglomération pour s'aventurer dans la région montagneuse des Alpes Maritimes avec Après Les Chiens (Aube Noire 2019). Et puis c'est la découverte de la Corse avec La Patience De L'Immortelle (Aube Noire 2021) où notre détective privée retrouvait la terre de ses origines alors qu'à l'occasion de la résurgence de certains aspects de la jeunesse d'un sdf, on s'immergeait dans l'atmosphère de l'Italie des années 70, durant la période chaotique des années de plomb et de ses militants antifascistes que l'on surnommait Sans Collier (Aube Noire 2023) et qu'il convient de lire avant d'entamer Un Seul Œil, nouvel ouvrage de la série qui reprend, quelques heures après, les éléments du retournement de situation terrible figurant dans le dernier chapitre du roman précédent. Ce que l'on apprécie avec la série Ghjulia Boccanera c'est le fait que la ville de Nice joue un rôle prépondérant dans l'articulation des récits  sans jamais céder le pas aux clichés des cartes postales propre à cette Côte d'Azur qui recèle sa part d'ombre avec laquelle Michèle Pedinielli joue habilement en distillant cette atmosphère des lieux si particulière qu'elle restitue avec autant…

 

La suite est à lire sur le site monromannoiretbienserre

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article