Bonjour à tous.tes !
La rentrée (notamment littéraire) étant désormais derrière nous, il est temps de se consacrer à nos activités habituelles en librairie et de revenir au noir et à quelques autres sujets de préoccupation...
Ayant été très mobilisés par les Bibliothèques Idéales (qui s'appuient désormais sur des librairies indépendantes, ce qui est précieux, merci à eux), notre agenda est encore en cours de construction et nous reviendrons vers vous au fur et à mesure des confirmations qui ne devraient pas tarder à arriver.
En attendant, nous vous proposons, si le cœur vous en dit, de noter d'ores et déjà trois rendez-vous pour ce mois d'octobre avec la venue de Romain Slocombe le vendredi 9 à 18h30, d'Olivier de Schutter mardi 13 et de Philippe Jaenada jeudi 29 octobre...
Bref de beaux moments en perspective que nous serons ravis de partager avec vous !!!
A très bientôt donc, et très belle journée à toutes et tous
La Tache Noire
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Vendredi 9 octobre à 18h30 :
Un été de trahison avec Romain Slocombe
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Roman Slocombe est un des grands noms du polar hexagonal qui nous fait l'honneur de venir à la Tache Noire en ce début octobre. Et ce n'est pas un petit événement...
De ses premiers à romans publiés à la Série Noire à la saga dédiée à l'inspecteur Sadorski, flic collabo et antisémite, Romain Slocombe a ciselé sa plume au contact de l'Histoire et plus particulièrement celle la Seconde Guerre Mondiale et de l'Occupation. Attentif à la manière dont des trajectoires ordinaires peuvent être percutées par le fil des événements, Romain Slocombe nous revient en cette rentrée littéraire avec Un été de trahison, roman historique dans lequel il met en scène quatre personnages féminins dont les destins vont se croiser aux premiers jours de l'été 1940...
La chronique de Dominique du Comité de lecture de la Tache Noire : "Le roman démarre début juillet 1940. Il s'est déjà passé beaucoup d'évènements durant les jours qui ont précédé. Les Français, et les parisiens en particulier, se souviendront longtemps du mois de juin 1940 : la débâcle de l'armé française qui a sidéré le pays entier, la signature de l'armistice négocié par Pétain avec le troisième Reich, l'entrée de l'armée allemande dans Paris. Paris est désert. L'exode a eu lieu. Ce sont les bruits des bottes allemandes qui résonnent dans Paris. Le couvre-feu est de rigueur depuis plus de 2 semaines. Voilà l'ambiance qui règne en ce début juillet 1940.
Le récit de Romain Slocombe va s'étaler sur une semaine à peu près, jusqu'au 10 juillet, date à laquelle les pleins pouvoirs sont votés à Vichy par l'assemblée nationale (à l'époque le parlement qui réunit la chambre des députés et du sénat). Une semaine que nous allons passer jour après jour avec 4 personnages principaux, 4 femmes dont les convictions et les engagements donnent un panel politique assez représentatif du moment : Gabrielle, aviatrice et accessoirement autrice, de tendance fasciste. La tendance fasciste pro-active de son mari journaliste ne fait aucun doute. Avec lui, la collaboration est déjà en marche, accélérée. Gisèle, jeune infirmière communiste qui va devenir "agent de liaison" d'un grand ponte du parti. Jacqueline, lycéenne, gaulliste de la première heure, motivée par l'envie de résistance. Son frère l'est encore plus, et compte rejoindre le général de Gaulle. Et enfin Marie-Louise, fraîchement veuve, mais déjà fin prête à trouver l'âme soeur pour refaire sa vie. Cela est même assez urgent pour elle. Les finances ne sont pas bonnes. Elle n'est pas très regardante, et n'a pas de convictions qui pourraient éliminer d'emblée les futurs candidats. Tout est bon à prendre. (...) En ces quelques jours de début juillet. Les certitudes sont remises en question. Les circonstances n'offrent aucun repère. Cela n'annonce rien de bon. Et le 10 juillet 1940 arrive. A cette date, le pays bascule dans une période sombre qu'il aura bien du mal à regarder en face. Encore aujourd'hui."
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La 4 de couv' : "Aux premiers jours de juillet 1940, dans un pays traumatisé par la défaite et l’exode, quatre jeunes Françaises aux patriotismes divergents – une aviatrice profasciste, une infirmière communiste, une lycéenne gaulliste, une veuve opportuniste – sont prises dans un entrelacs de loyautés et de liaisons coupables. De Paris désert et occupé par la Wehrmacht à Vichy bondé où grenouillent les politiciens, en passant par la campagne normande, ces femmes vont connaître en l’espace de huit jours un monde sens dessus dessous : la France est quasiment en guerre avec son ex-alliée l’Angleterre, L’Humanité se félicite de voir les ouvriers fraterniser avec les soldats allemands, tandis que l’Assemblée nationale se prépare à voter les pleins pouvoirs à Pétain. Un chassé-croisé amoureux et politique, pendant qu’agonise la République.
Romain Slocombe, né en 1953 dans une famille franco-britannique, est l’auteur d’une trentaine de romans, dont deux ont été en lice pour le prix Goncourt : Monsieur le Commandant (2011) et L’Affaire Léon Sadorski (2016). Un été de trahison est une nouvelle pièce, essentielle et captivante, de sa grande fresque consacrée aux années sombres de l’Occupation."
Aller plus loin :
https://actualitte.com/article/132970/chroniques/un-ete-de-trahison-quatre-femmes-dans-la-tourmente-de-1940
https://www.benzinemag.net/2026/09/10/un-ete-de-trahison/
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Mardi 13 octobre à 18h30 :
La fabrique de la pauvreté vue par
Olivier de Schutter et ATD Quart Monde
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A quelques jours de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté (ou Journée mondiale du refus de la misère) du 17 octobre, la Tache Noire vous propose une rencontre avec Olivier De Schutter, membre du Comité européen des droits sociaux au Conseil de l’Europe, Pierre Klein, délégué d’ATD Quart Monde auprès du Conseil de l’Europe, ainsi qu’avec une personne issue de la grande pauvreté, pour évoquer les thèmes qu’aborde le récit de « La fabrique de la pauvreté ».
Au terme de six années comme ambassadeur des personnes en pauvreté au sein de l’ONU, l’ancien Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté Olivier De Schutter a choisi la forme de la bande dessinée pour tirer le bilan de son enquête. Il s’est allié pour cela à Juan Mendez, qui avait déjà publié avec Hervé Kempf « Comment les riches ravagent la planète », et qui met ici son dessin au service d’une autre cause qui lui tient à coeur. « La fabrique de la pauvreté » évoque, à travers la figure de Germain, comment chacun peut, suite à la perte d’un emploi ou une rupture familiale, chuter dans la pauvreté ; elle démontre, à travers le personnage de Kevin, comment la pauvreté qu’on a vécu dans l’enfance peut affecter toute la vie adulte ; et elle suit la campagne électorale de Melissa, afin d’illustrer comment on peut combattre la pauvreté, à condition de démonter les mécanismes qui la fabriquent. La pauvreté n’est pas une fatalité, elle n’est pas une catastrophe naturelle : elle est un choix politique, et c’est un choix aussi de ne pas faire davantage pour la combattre.
La 4 de couv' : "La pauvreté fait tellement partie du paysage qu'on s'y est depuis longtemps habitué : elle est catastrophique pour celles et ceux qu'elle frappe, mais elle ressemble à une catastrophe naturelle, une fatalité dont il faudrait s'accommoder. Ce livre affirme le contraire. Il exprime un refus de la pauvreté, et de tout ce qui l'accompagne. Les auteurs démontent les mécanismes qui causent la pauvreté et la perpétuent d'une génération à l'autre. Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur l'extrême pauvreté s'est basé, pour l'écriture de ce livre, sur sa mission en tant que rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté et les nombreux héros anonymes qu'il a pu côtoyer, pour partager leurs combats. Juan Mendez met son crayon au service des causes qui l'animent. Après avoir dénoncé avec Hervé Kempf comment les riches ravagent la planète, il suit la lutte des plus précaires pour survivre et pour vivre dans la dignité, en commençant par se faire entendre. Le récit raconte la chute de Germain, qui se trouve à la rue à la suite d'un enchaînement de circonstances : perte d'emploi, rupture familiale, coupure des liens sociaux. Puis, le surplace de Kevin, qui se bat comme il peut pour échapper aux stigmates hérités d'une enfance passée à se débrouiller face à la précarité, entre le recours à l'aide alimentaire et les relations difficiles avec les services sociaux. Enfin, on suit la campagne de Melissa, une jeune candidate politique qui refuse que la pauvreté soit un destin. Germain, Kevin, Melissa : les héros de cette histoire sont des êtres de fiction. Mais toutes les scènes qu'ils traversent sont bien réelles. Les statistiques, les obstacles à l'accès au logement, à l'enseignement ou à l'emploi, les expérimentations aussi : rien n'est imaginé. Comment s'étonner que, dans une société qui tolère des inégalités, certains soient moins bien lotis, et vivent avec le sentiment d'être exclus ? Et puisque certains gagnent, n'est-il pas inévitable que d'autres soient perdants ?"
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Jeudi 29 octobre à 18h30 :
Philippe Jaenada
et l'inconnue du quai de Javel
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