Samedi 30 mai à 17h : 
EVENEMENT I Histoire et roman noir :
 Rencontre avec Didier Daeninckx 

Cela faisait un petit moment que nous n’avions plus de nouvelles de Didier Daeninckx et voici que paraît en toute discrétion chez Gallimard Les maisons parachutées, qui signe son (grand) retour sur le devant de la scène littéraire. Car autant le dire tout de suite, ce roman d’une qualité et d’une densité tout à fait exceptionnelles s’inscrit non seulement dans la veine des romans qui ont fait le succès de Didier Daeninckx et marqué une génération, mais probablement aussi parmi ses meilleurs textes. Bref, un roman à ne pas rater pour celles et ceux qui aiment le (néo) polar, celui qui dévoile avec finesse, érudition et intelligence les dessous de l’Histoire et met e pleine lumière certains épisodes peu glorieux que d’aucuns auraient bien aimé voir oubliés à jamais… C’est ce qui avait fait le succès de Meurtres pour mémoire en 1983 et c’est avec cette veine que renoue Didier Daeninckx dans les Maisons parachutées… Que dire de plus si ce n’est que c’est un livre à dévorer toutes affaires cessantes et dont vous ne sortirez pas indemnes...

Attention : la rencontre avec l'auteur commencera à 17h mais Didier Daeninckx devrait être à la Tache Noire aux alentours de 16h pour dédicacer ses livres.

La 4 de couv’ : « En 1952, à Nevers, l’inspecteur Philippe Orbec est chargé d’une enquête qui concerne trois cadavres retrouvés dans un chantier de reconstruction. Orbec, fils d’un policier injustement abattu par la Résistance, va suivre le fil de son enquête, qui le mènera à Mauthausen, ou plus exactement à Redl-Zipf, une annexe du camp d’extermination par le travail. Les trois hommes, liés à des faussaires de grand talent, ont côtoyé à Redl-Zipf un commando juif très spécial, dont le travail consistait à fabriquer de faux billets américains et anglais destinés à déstabiliser les économies alliées. Une partie de ces billets ont circulé en France après la Libération, et Orbec se demande s’ils n’ont pas été détournés par des pseudo-résistants qui ont à cette occasion amassé des fortunes et bâti de belles résidences surnommées depuis "les maisons parachutées"

 

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Prochaines rencontres
Mardi 2 juin à 18h : 
Main basse et menaces au Blanc-Mesnil
avec Nassira El Moaddem
(en partenariat avec le Club de la Presse)

En février 2026, la journaliste Nassira El Moaddem publiait Main basse sur la ville, une enquête politique sur les pratiques de l'équipe municipale en place au Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, dirigée par la droite depuis 12 ans. Un récit captivant et effrayant, résultat de cinq années d’investigations dans cette ville de Seine-Saint-Denis, où un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté. 

Suite à sa publication, Nassira El Moaddem a reçu de nombreuses menaces, dont celle de Thierry Meignen, ancien maire de la ville et actuellement sénateur. A l'invitation du Club de la presse Strasbourg-Europe, elle sera présete à la Tache Noire pour une rencontre exceptionnelle autour de son travail d'investigation et des risques qu'elle encourt aujourd'hui.

La 4 de couv' : "Bienvenue au Blanc-Mesnil, ville populaire de Seine-Saint-Denis au nord de Paris, illustration la plus parfaite de ce que la politique peut faire de pire, en toute opacité. Dans cette commune passée à droite il y a dix ans, clientélisme, népotisme, chasse aux sorcières, censure, racisme, affairisme immobilier, manipulation, harcèlement sont au coeur du pouvoir, au point qu’un des cadres de la ville s’est suicidé. Il est celui qui a compris très tôt le devenir d’une commune qui a discrètement fait alliance avec l’extrême droite pour garder le pouvoir. À sa tête, un ancien des renseignements, un coupeur de têtes communistes et un zemmouriste de la première heure. Les victimes de ce système : les habitants des quartiers, les étrangers, les agents en mairie, les opposants, les familles pauvres que la municipalité rêve de voir partir pour faire du Blanc-Mesnil un Neuilly du 93, au service d’un clan. Le récit glaçant d’une emprise politique, à l’image d’un système à l’oeuvre sur d’autres territoires."

Aller plus loin :

https://vert.eco/articles/nassira-el-moaddem-journaliste-menacee-de-mort-par-lancien-maire-du-blanc-mesnil-thierry-meignen-jai-compris-la-terreur-des-habitants

https://www.liberation.fr/societe/police-justice/enquete-ouverte-apres-la-plainte-de-la-journaliste-menacee-de-mort-par-le-senateur-de-droite-thierry-meignen-20260407_ZAHULSY7BZGP3AABRK7LMOTW3U/?redirected=2396

 

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Jeudi 4 juin à 18h30 : 
STAMMTISCH LITTERARO-FESTIF 
Rencontre du 5e type avec Joël Henry

Avis à la population, Yacine Belkala, aka Penelope, est de retour !!! Après quelques détours, Joël Henry nous livre une nouvelle enquête de son commissaire fétiche aussi décalé qu'attachant qui nous entraînera le lecteur de Strasbourg à Bâle et au-delà, sur la piste d'une bien étrange disparition...

La 4 de couv' : "Manon Dexter, psychiatre trentenaire, affirme à la police avoir reconnu sa soeur jumelle Pauline dans une vidéo diffusée au 5e Lieu, un musée de Strasbourg. Sauf que sa soeur a été portée disparue le 1er avril 2000, soit vingt-six ans auparavant, et personne n’a jamais retrouvé sa trace.

Pour Manon, il n’y a aucun doute : la jeune femme est Pauline. Perplexes, le commissaire Belkala, alias Pénélope, et son équipe de choc se donnent pour mission de dénouer les fils de cette histoire. Car si c’est bien Pauline, où était-elle pendant toutes ces années ? Et que s’est-il passé ce 1er avril 2000, quand une après-midi en famille a tourné au drame ?

Dans son style léger, vif et plein d’humour, Joël Henry remonte à l’ADN de ce cold case qui mène le lecteur jusqu’à Bâle et s’amuse à repousser les limites de nos certitudes.

Fondateur du Laboratoire du tourisme expérimental (Latourex), co-auteur du Guide Lonely Planet du voyage expérimental (2006), Joël Henry est l’auteur de trois enquêtes de Pénélope parues dans la collection « Les enquêtes rhénanes », ainsi que de Stammtisch Requiem (2022)."

 

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Samedi 6 juin à 18h : 
Le hijab, leur obsession et nous avec Liza Hammar
(en partenariat avec le CCIS)

Dans la foulée des législations anti-hijab et face à la montée mondiale de l’islamophobie, la chercheuse féministe, Liza Hammar, interroge l’obsession politique autour du hijab dans un livre qui vient de paraître en France comme au Québec. En puisant dans son expérience personnelle et dans la littérature féministe musulmane, elle propose d’appréhender le port du hijab comme une condition collective marquée par des violences matérielles et spirituelles.

La 4 de couv' : "Ancré entre le Québec et la France, cet essai mêle rigueur académique et récit personnel pour interroger l'obsession politique sur le hijab. Liza Hammar, chercheuse féministe et musulmane, propose une lecture matérialiste des violences systémiques visant les femmes qui portent le voile. Elle explore la foi, les logiques de domination, ainsi que les impensés du féminisme et du progressisme. Un texte critique, nuancé, essentiel. Une co-édition avec les éditions de la rue Dorion (Canada). "

Cette rencontre, organisée en partenariat avec le Collectif Strasbourg contre l'islamophobie, sera suivie d'un temps d'échange et de signature avec l'autrice.

 

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