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Publié par blog813

La BD et le noir se marient à merveille. Depuis longtemps, et peut-être de plus en plus, car le temps des Pieds Nickelés est révolu. Le Trophée 2019 : No Direction de Moynot dépeignait la mortelle errance d’un couple de tueurs... Qu’en sera-t-il cette année ? Tendance Nestor Burma ou Jérôme K Jérôme ? Réinvention d’un monument de la littérature, adaptation ou création ex nihilo ? Couleur ou noir et blanc ? C’est donc l’heure de la découverte, puis du vote. Foncez ! Lisez ! Votez !

L’Accident de chasse
Carlson et Blair
(traduction Julie Sibony)
Editions Sonatine 2020

par ManU

À la mort de sa mère, Charlie Rizzo vient vivre avec son père non voyant, Matt. À la faveur d’une erreur de parcours, Charlie va découvrir la vérité sur L’accident de chasse qui aurait coûté la vue à son père.
S’en suit un long échange tendu entre les deux hommes durant lequel le père raconte au fils la douloureuse expérience de la prison, la dure expérience de la vie. Une vie peu commune dans le milieu carcéral aux côté d’individus parfois peu recommandables mais aussi la rencontre avec un détenu particulièrement lettré. Les références littéraires sont nombreuses. La poésie et la littérature comme échappatoires à un destin tout tracé de gangster loser.[...]
La suite de la chronique et les autres sur le blog bouquins de poches en poches

La Cage aux cons
Angotti et Recht
, d’après Frantz Bartelt
Delcourt 2020

par Lekarr76


Une adaptation réussie du Jardin du Bossu de Franz Bartelt, tout en nuances de noirs et de blancs pour cette fable obscure dans laquelle la naïveté badine côtoie l’effroi le plus sombre.
Pour situer Le jardin du Bossu de Franz Bartelt, je dirai que c’est un peu comme la rencontre du Dîner de cons et des délires les plus déjantés et grinçants d’un auteur comme Palahniuk.
Un quidam ruiné se voit sommé par sa compagne de trouver de l’argent. Noyant son chagrin dans un troquet, il se fait offrir des verres par un homme soul qui semble très en fonds.Voyant l’aubaine, il décide de suivre le poivrot jusqu’à chez lui pour le dévaliser. Arrivé sur place et croyant l’affaire emballée, notre homme se retrouve devant le canon d’un revolver : le type jouait la comédie. Le néo-cambrioleur va ainsi être séquestré et vivre des aventures successives dans lesquelles le sordide le dispute à l’invraisemblable. [...]
La suite de la chronique et les autres sur le blog ça sent le book

Il faut flinguer Ramirez, acte II
Nicolas Petrimaux
Glénat  2020

par le Korrigan
Lorsque deux membres d’un cartel mexicain passent la frontière pour faire réparer un mixer acheté à vil prix, ils ne s’attendaient pas à tomber sur Ramirez, tueur virtuose qui joue les fantôme depuis qu’il a trahi leur boss, Hector Rodriguez… Alors que la société Robotop où il travaille comme technicien du S.A.V. s’apprête à dévoiler à la presse son nouveau modèle d’aspirateur, le fameux Vacuumizer 2000, à grand renforts d’effets pyrotechniques, une bande de tueurs débarque avec la ferme intention de le refroidir. Ramirez, pas le Vacuumizer 2000… Une malencontreuse fuite de gaz va considérablement leur compliquer la tâche tandis qu’un duo de braqueuses sexy font un casse retentissant dans une banque des environs…[...]
La suite de la chronique et les autres sur le blog Sentiers de l’Imaginaire

J’irai cracher sur vos tombes
Morvan, Ortiz, Macautay, Scietronc
d’après  Boris Vian
Glénat 2020


Voulant venger la mort de son frère, lynché parce qu’amoureux d’une blanche, Lee Anderson, 26 ans, s’installe à Buckton, dans le sud des Etats-Unis, et devient gérant de librairie. Il séduit les soeurs Asquith, deux femmes blanches racistes, issues du milieu aisé. Adaptation du roman publié en 1946.
Mon avis sur l’ouvrage:
Je ne savais pas du tout dans quoi j’allais me lancer en lisant cette BD. Ma lecture de Boris Vian s’était arrêté à L’écume des jours qui ne m’avait pas forcément convaincue mais ici, il y avait deux mots magiques: roman noir, donc j’ai foncé. Une BD noir, je n’avais jamais lu et je dois dire que j’ai adoré et je vais pousser le vice à lire le roman.
L’histoire, quand on ne connait pas, est très choquante quand on remet dans le contexte de l’époque. Au-delà du caractère très sexuel de l’histoire (et en image du coup s’il vous plait), c’est très engagé et finalement, je comprends tout à fait ce que Lee Anderson a voulu faire. La vengeance... [...]
La suite de la chronique et les autres sur le blog L’œil de Sauron

New York cannibals
Jérôme Charyn et François  Boucq

Le Lombard 2020

par Ô Grimoire

[...] Un cadeau inattendu du Lombard qui met du baume au cœur ! Je pense que sans cet envoi je n’aurais jamais acheté cette BD et quelle erreur ! C’est absolument addictif, lorsqu’on commence l’histoire, on ne veut surtout pas être interrompu, impossible de lâcher cet album. Pour ma part, toute ma lecture a été explosive que ce soit au niveau du scénario qui nous emmène dans les bas-fonds de New-York où règnent la violence, la drogue et les trafics en tout genre, ou au niveau des couleurs des planches… C’est explosif ! Les dessins sont très travaillés et super précis, du très grand art !
J’ai absolument tout aimé mais probablement ce qui m’a plus plu c’est que tous les personnages ont un point commun, ils sont tous brisés, c’est le point central de cet album et ça retourne les tripes de voir jusqu’où peut aller la déshumanisation. [...]
La suite de la chronique et les autres sur le blog Ô Grimoire

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