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Publié par blog813

Salut amis du noir,

Il semblerait que les sorties de polars attendent le mois d’octobre pour exercer sur nous une tentation irrésistible. Peu de sorties donc, mais quelques bien belles pépites à se mettre sous la dent, pardon, sous les yeux, selon nos collègues blogueurs, que voici !
Nous espérons que cette sélection va vous aider dans vos choix de lecture. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !

True story
Kate Reed Petty
traduit par : Jacques Mailhos
Gallmeister 2021

Billet rédigé par Laulo

Gallmeister entame sa rentrée littéraire avec un premier roman venu d’outre Atlantique, True Story.
Ce qui m’a interpelée d’entrée c’est la construction tant littéraire que visuelle.
En effet, ce qui, à la base, pourrait passer pour une banale histoire (si on peut dire) de viol pendant une fiesta universitaire, est ici traité d’une manière totalement originale.
Alice est au lycée et se rend à une fête. L’alcool coule à flots. Mais Alice a trop bu. Des garçons de son lycée la raccompagnent chez elle. Mais Alice a trop bu. Elle ne se rend compte de rien. Le lendemain une rumeur circule et enfle au lycée, Alice a été violée par ses deux camarades. Mais Alice avait trop bu, elle ne se souvient de rien mais heureusement, son amie Haley est là pour elle.
La suite est à lire sur le blog de evadezmoi

L’âme du fusil
Elsa Marpeau

Gallimard 2021

Billet rédigé par Tasha

Je vais ajouter au concert de louanges, mais c'est tant mieux, non? Elsa Marpeau à son meilleur, vous ne pouvez pas rater ça. Hier soir, je me suis calée confortablement et plus rien n'avait d'importance, surtout pas les petites tracasseries habituelles de la rentrée : j'ai plongé dans le roman et je l'ai lu d'une traite, ce qui ne m'arrive pas si souvent.
N'ayez crainte : si vous n'êtes pas familier de la chasse, cela n'a pas d'importance, tant l'écriture d'Elsa Marpeau est précise et lumineuse. On se souvient de la précision de Manchette quand il évoquait les armes (d'autres types d'armes), et Elsa Marpeau est de cette trempe. Elle saisit un groupe, un milieu, et c'est déjà passionnant. Je n'en suis pas ressortie pro-chasse (elle n'idéalise personne), mais de fait, le point de vie de Philippe est exprimé avec nuance et force, loin de toute caricature. La chasse est un choix narrativement nécessaire : elle charrie un rapport au vivant, à la mort, à la violence, qui sert admirablement le récit, et elle permet une ritualisation et une initiation parfaites pour le jeune Lucas (vous ne comprenez rien à ce que je raconte? C'est normal, lisez le roman).

La suite est à lire sur le blog Tashasbooks

La nuit tombée sur nos âmes
Frédéric Paulin

Agullo 2021

Billet rédigé par Cannibaleslecteurs

Frédéric Paulin a solidement installé son nom parmi ceux des grands auteurs français contemporains de polars grâce à son entrée dans le catalogue des éditions Agullo avec la trilogie Benlazar (La Guerre est une ruse, Prémices de la chute, Fabrique de la terreur). Trois romans exceptionnels qui analysent avec finesse et acuité le fonctionnement des extrémismes et leur avènement en tant que forces politiques mondiales au cours des trente dernières années, depuis l’Algérie en guerre civile des années 90 à Daesh en passant par Al-Qaïda – et tous les événements tragiques qui leur ont servi de faits d’armes, des attentats sanglants à Paris en 1995 au Bataclan en 2015.
Avec La Nuit tombée sur nos âmes (superbe titre), Frédéric Paulin conserve la même approche : s’efforcer de comprendre l’évolution du monde contemporain en scrutant à la loupe ses soubresauts les plus marquants.
Il opte en revanche pour une autre dynamique narrative. Fini le temps long, les intrigues étalées sur plusieurs années, l’événement choisi lui permet de recourir à des règles dramatiques plus classiques : unité de lieu (hormis les premières pages qui mettent en place les personnages, tout se déroule à Gênes), unité de temps (quelques jours à peine), unité d’action.
La suite est à lire sur le blog cannibaleslecteurs

Vents de carême
Leonardo Padura
traduit par François Gaudry
Métailié 2021

Billet rédigé par Cédric Ségapelli

A l'image d'un Corto Maltesse se confondant avec son créateur Hugo Pratt, on pourrait presque s'attendre à croiser Mario Conde dans une pittoresque rue de La Havane, tant Leonardo Padura est parvenu à insuffler une certaine densité dans l'univers de cet emblématique enquêteur cubain, représentatif d'une génération désenchantée perdant toutes ses illusions révolutionnaires avec l'effondrement des pays du bloc de l'est qui sont à l'origine des privations frappant durement tout l'ensemble de la population cubaine. Il n'est d'ailleurs pas anodin que le cycle des quatre saisons se déroule en 1989, année marquante de ce déclin économique dont Leonardo Padura évoque les conséquences au travers du quotidien de ses personnages sans pourtant l'aborder de manière frontale avec un arc narratif tournant autour d'une affaire de corruption affectant une partie des policiers travaillant au commissariat où est affecté Mario Conde et qui n'est donc pas sans corrélation avec le climat social d'un pays ravagé par les privations. Débutant en hiver avec Passé Parfait, on retrouve donc Mario Conde au printemps avec Vents de Carême nous permettant de faire plus ample connaissance avec un policier cultivé qui se questionne au sujet de son engagement lui qui se remémore encore sa carrière d'écrivain avortée dans sa jeunesse avec une nouvelle censurée dans le journal de son lycée. C'est d'ailleurs une nouvelle fois autour de son ancien lycée que Mario Conde va enquêter à l'occasion de la mort terrible d'une enseignante retrouvée assassinée dans son appartement donnant l'occasion à cet enquêteur nostalgique de se pencher sur les brumes de son passé.

La suite est à lire sur le blog monromannoiretbienserre

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