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Publié par blog813

Marché du 25 février 2022

Amis des littératures policière, Salut !

Nous vous disions précédemment que 2022 démarrait en fanfare coté polar français. Les sorties de polars étrangers ne sont pas en reste, la preuve. La seule chose que nous pouvons vous souhaiter, c’est d’avoir fait des économies. Sinon, il vous reste à  contracter un emprunt ou à faire en sorte d’hériter rapidement, façon Chabrol, si vous voyez ce que nous voulons dire. Ou pas... à vous de voir.
Nous espérons que cette sélection va vous aider dans vos choix de lecture. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !


 

Béton rouge
Simone Buchholz
traduite par Claudine Layre
L’Atalante – Fusion 2022

Billet rédigé par Cedric Segapelli

Depuis quelques années, on ne peut que se réjouir de la place de plus en plus prépondérante qu'occupent désormais les romancières dans le domaine de la littérature noire. Bien plus qu'une simple histoire de quota, on observe surtout avec ces romancières l'apparition d'héroïnes qui n'auraient pu, sans nul doute, ne voir le jour que sous la plume d'une femme s'interrogeant sur la place qu'elle occupe au sein de notre société tout en dénonçant certaines dérives qui ont bousculé les devants de l'actualité. Il peut s'agir tout simplement d'une question de look, mais également de rapport avec l'alcool ou de positionnement quant à l'absence de désir de maternité à l'instar de Ghjulia Boccanera, cette détective privée libertaire et haute en couleur émergeant de l'écriture affûtée de Michèle Pédinielli, romancière désormais aguerrie qui bouscule l'air du temps à coup de récits engagés. [….]
La suite est à lire sur le blog de monromannoiretbienserre

Ordure
Eugène Marten
traduit par Stéphane Vanderhaeghe
Quidam éditeur 2022
Billet rédigé par Hugues

Un grand immeuble de bureaux et la société immobilière qui le gère. Les diverses entreprises qui l’occupent et leurs salariés. Et puis le sous-traitant de nettoyage et d’entretien, qui emploie notamment un certain Sloper, presque anonyme parmi les travailleuses et travailleurs invisibles, sur l’épaule duquel (et pas tout à fait dans sa conscience intime) nous voyageons étage après étage. Tout un tas de routines, de pratiques et de combines, pour parvenir à un juste équilibre travail-récompense, et pour s’efforcer d’arrondir les fins de semaine – toujours dans le respect du travail bien fait et en veillant à ne pas aller trop loin -, en récupérant tout ce que les entreprises et leurs membres produisent en matière de déchets récupérables : il ne s’agit pas de recyclage à strictement parler, soyons clairs, mais bien d’une appropriation détournée de ce qui n’a pas été absorbé en première instance, beurre possiblement rance dans les épinards logiquement pas très frais d’un homme dont le salaire ne lui permet guère de vivre ailleurs que dans la cave (aménagée) de la maison de sa mère – dont, presque inutile de le préciser, le crédit est loin d’être totalement payé. Les déchets d’une société lorsqu’ils ne sont pas encore tout à fait à leur stade terminal, qu’il leur reste une possibilité d’être consommés. Jusqu’à ce que les curseurs de ce discret parasitage se mettent à se dérégler, et à étendre ainsi subrepticement le champ des opérations…
La suite est à lire sur le blog charybde2

Avec la permission de Gandhi
Abir Mukherjee
traduit par Fanchita Gonzalez Batlle
Liana Levi 2022

Billet rédigé par Yan

C’est à quelques jours de Noël 1921 que l’on retrouve le capitaine Sam Wyndham et son adjoint le sergent Satyendra Banerjee dans une ville de Calcutta en ébullition. En effet, la visite en Inde du prince de Galles, perturbée par les manifestations du Parti du congrès de Gandhi, doit s’achever ici et les indépendantistes indiens n’entendent pas relâcher la pression.
Wyndham lui-même est sous pression. Non seulement on lui demande d’intervenir auprès de Chitta-Rajan Das, dirigeant bengali du parti de Gandhi et ami de la famille de Banerjee, pour le dissuader de manifester mais, de plus, les effets de son addiction à l’opium se font de plus en plus insupportables. Le fait est, d’ailleurs, qu’en fuyant une descente de police dans une fumerie d’opium, le capitaine a trouvé le corps d’un homme énucléé et poignardé. S’il a préféré oublier cet incident, il est bien obligé d’en tenir compte lorsqu’un seconde et une troisième personnes subissent le même sort. Tout cela est-il lié aux tensions politiques en cours, ou est-ce encore autre chose ?
La suite est à lire sur le blog Encoredunoir

Le gang de la clé à molette
Edward Abbey
traduit par Pierre Guillaumin
Gallmeister 2016

Billet rédigé par Zazy

Quel nom de gang !! Je pourrais presque les appeler les Pieds Nickelés (que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître) tant les membres sont différents, mal assortis et savoureux.
En effet, le quatuor est plus que disparate. Honneur au plus « sérieux », enfin théoriquement. Doc Sarvis, chirurgien de son état, doux rêveur, financier du gang de la clef à molette, la cinquantaine suivi de Bonnie Abzug sa compagne-secrétaire-infirmière avec qui il vit et dont il est amoureux lucidement (je le verrai plus tard dans ma lecture). S’ajoute un agriculteur polygame, qui fait le guide touristique sur le fleuve, un GI, ancien prisonnier du Vietkong, le troisième autre qui rêve de dézinguer tout ce qui détruit SA nature. Ce besoin, cette urgence de redonner à la nature sa vraie place est la clef (pas à molettes) de leurs agissements.
La suite est à lire sur le blog zazymut
(Grain de sel de la Jeanne : il y a aussi, une suite : Le Retour du Gang de la Clef à Molette qu'il serait bien dommage d'ignorer)

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