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Publié par blog813

Au programme : Coppola, De Palma, Mann, Affleck
Au programme : Coppola, De Palma, Mann, Affleck
Marc Andriot poursuit sa quête cinématographique. Cette fois-ci, de grands classiques du film noir américain

Bonsoir ch(è)r(e)s ami(e)s du Noir,

Je continue mon voyage dans les Films noirs  mythiques ou oubliés ou descendus par la critique.Mais, toujours très intéressants à redécouvrir.

 

Le film choral The Cotton Club (1984-Orion), réalisé par l’immense Francis Ford Coppola (la trilogie du Parrain) avec la très belle Diane Lane et le grand Richard Gere (Peur primale), nous offre un récit sur le mythique club de jazz, de claquettes, de ragtime et de cornet, le Cotton club, à Harlem, de 1924 à 1931 où les Blancs et les Noirs ne se mélangeaient pas aussi bien dans le public peuplé de riches Blancs venant voir jouer les Noirs qui sortaient par derrière, que les Artistes, sur fond d’épopée familiale et d’amours, de violences, de drames et de numéros de show.

Le réalisateur s’arrête sur les différents portraits de Noirs, Blanc, Noirs à la peau blanche, leurs amours contrariés et les gangs Italiens, Juifs, Irlandais qui s’affrontent. Mais aussi Madden (Bob Hoskins) qui était le caïd et le patron du club qui terminera dans une prison aménagée pour lui, Lucky Luciano et les acteurs Chaplin et James Cagney. Enfin, le personnage inventé de musicien blanc de jazz, Dixie Dwyer, qui terminera acteur de cinéma.

Le jazz joue aussi un rôle important du ragtime au cornet aux numéros de Cab Calloway. Et l’un des couples du film se séduit sur le magnifique morceau au titre évocateur Am I blue ?

Enfin, tous les codes sont respectés : guerre des gangs, whisky, chapeaux et très beaux costumes pour les hommes et cheveux courts et cigarettes pour Diane Lane.

À voir.

Le Polar Le Dahlia Noir (2006-Metropoltan Films) du grand réalisateur italo-américain Brian de Palma (Scarface, les Incorruptibles, l’Impasse) avec Josh Hartnett (Trap), les très belles Scarlett Johansson (The Spirit) et Hilary Swank (Fatale), d’après le roman au même titre du très grand James Ellroy où celui-ci en évoquant ce meurtre horrible, non résolu, d’une jeune actrice qui sert de catalyseur au meurtre de sa propre mère.

Ce film est un hommage aux Films Noirs de la grande époque. D’abord, il se situe en 1949. Il est construit à partir d’un narrateur/Hartnett/Bucky qui erre, menace, tue, en quête de rédemption qui parle en voix off à la première personne. Puis, toute une partie se déroule autour de la boxe, Hartnett et son binôme/ Lee, s’y affrontent. Enfin, il y a toute une construction entre l’ombre et la lumière (la nuit, la boxe, les poursuites …). Beaucoup de contrastes donc et la présence des beaux costumes sombres de Hartnett, et les chapeaux ainsi que le porte-cigarettes et le rouge à lèvres de Scarlett.

Et, bien sûre, il y a la Femme Fatale, ici Hilary/ Madeleine, habillée de noir en guêpière, fume, à la voix sensuelle qui dit au héros : « Tu voudrais me baiser plutôt que de me tuer. Mais, tu as le cran de ne faire ni l’un ni l’autre.» La présence de la pluie pour accentuer les moments tragiques. Et enfin, la référence au mythique Film Noir Le Dahlia Bleu (titre) puisque Elizabeth Short imite Madeleine dans son costume noir. Et bien sûre, le jazz présent avec pour passage de la nouvelle année In the mood de G. Miller et Love for sale pour évoquer la prostitution. Et cette trompette bleue qui « parle » pour le héros dans ses silences.

Du point de vue de la réalisation, des fondus enchaînés, des caméras subjectives et les thèmes de De Palma : beaucoup de couples voir des histoires à trois, de binômes et de doubles présents dans l’œuvre présente.

Pour conclure, la présence de la littérature et de la peinture avec l’extrait de L’homme qui rit qui nourrit le crime horrible.

À voir absolument.

Le film Noir Public Enemies (2009-Universal) du très grand réalisateur Michael Mann (Heat) avec la magnifique Marion Cotillard (Inception) et l’indépendant Johnny Depp (Donnie Brasco), nous conte, en 1933, à Chicago, la naissance du FBI et de son premier principal ennemi :John Dillinger/Depp( d’où le titre).

Dès les premiers plans, on est plongé dans la vie des gangsters avec évasion pénitentiaire, des violences, des braquages de banques (spécialité de Dillinger) et la prostitution. Et les costumes sombres et classieux du héros qui « veut tout et tout de suite ».

Le film est Noir par son histoire d’amour mortelle puisque Dillinger tombe amoureux de Billie Frechette/Cotillard, en robe rouge, rouge à lèvres, rouge à ongles et cheveux courts. Les derniers dialogues et plans du film seront pour elle : « Bye bye Blackbird ». Le Noir apparaît aussi avec ses ingrédients : le whisky et la bande-son blues et jazz : Love me or Leave me, Am I blue ? dans cette relation amoureuse. Enfin, par la référence cinématographique : L’ennemi public numéros 1 avec Clark Gable, mise en abyme.

Du point de vue de la réalisation : beaucoup de scènes de nuit, d’utilisation de la caméra numérique ( ?) avec la lumière naturelle et la chasse à l’homme où le chasseur (Christian Bale) et le chassé (J. Depp) sont dépassés par la modernité.

À voir.

 

Le Film Noir Live by night (2017-Warner Bros) du réalisateur américain Ben Affleck (The Town) avec lui-même et la superbe Sienna Miller (Layer Cake), d’après le Polar éponyme du grand Dennis Lehane, nous présente Joe C., un Irlandais vivant, après la Première guerre Mondiale, de vols et auto-proclamé « Hors-la-loi » car il ne tue pas. Son amour pour une femme, disparue, d'un chef de gang irlandais, va le mener en Floride, pendant La Prohibition, sous les ordres de la maffia italienne, vendre de l’alcool. Mais, bien qu’ayant découvert le vrai amour, la violence le rattrapera.

D’abord, il y a les ingrédients du Noir : chapeaux et costumes sombres et élégants pour la période Boston du « héros » puis les couleurs claires, paradisiaques pour la Floride.

Puis, il y a la Femme Fatale, Emma G./Sienna Miller, femme/objet du chef de gang : cheveux courts et fume –cigarettes et lançant « L’ amour, c’est pas si simple » et elle le trahira. Et n’aura comme conclusion, lorsque Joe la retrouvera 10 ans plus tard : « On s’est bien amusé » et « On n’est pas dans un conte de fée ». Elle choisira sa solitude (sa liberté ?) plutôt que sa vie avec Joe qui pensait toujours à elle.

Enfin, film sur la violence et ses conséquences même si Joe ne l’utilise pas sauf pour accomplir sa vengeance et sa solitude. Scénario très bien construit.

À voir.

 

Amicalement,

Marc Andriot,

Romancier Graphique du Neo-Noir.

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