Deux Paniers pour la rentrée
Le panier de Boris et Pierre – 17/26
Salut les amis,
Deux paniers pour le prix d’un. Pourquoi ?
Le 15, Pierre m’a envoyé les paniers 16 et 17. Pourquoi ? Hé bien, pour les romans de la rentrée, il fallait laisser le temps aux blogueurs de diffuser leurs coups de ♥
D’excellents romans pour cette rentrée. Excellent choix de chroniques pour bien commencer l'année.
Commençons par le panier français.
Lakota de Caryl Ferey, chez Gallimard – Série Noire
Billet rédigé par Chiara Zinc
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Caryl Férey, guérisseur à catharsis par la lecture de Lakota a soulevé pour moi un vortex d’émotions notables. J’ai ouvert le livre par la fin, lu les cinq derniers mots : les esprits sont avec nous. Comme lui, une sensibilité particulièrement aiguë pour une des sept grandes divisions Lakota Sicangu, et leur confinement dans la réserve de Rosebud, Dakota Sud.
Ainsi, rien de ce que j’entrevois à la lecture de Lakota ne sera objectif : car ce qui compte est plus important que ce qui ne compte pas. Nous aurons ici la joie d’un homme bavard, qui nous abreuve d’une histoire sensible, car les pierres pleurent aussi. Il distillera au gré du vent des faits qui concernent le traité de 1868, Paha Sapa, les Black Hills, Georges Armstrong Custer et sa 7ème cavalerie, le massacre de 1890 à Wounded Knee, les Wicasa Wakan, visions, Hanbleceyapi et autre arbre de vie, tout ceci nous est délivré comme une ligne d’énergie mouvante à saisir.
Celui-là, le Caryl Férey, arrive à te vriller le cœur en tous sens puis sournoisement à te le broyer comme une scène d’abattage de…
La suite est à lire sur le site nyctalopes
Les Amateurs de Yan Lespoux chez Agullo
Billet rédigé par Rookiedesecoles
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En reprenant les codes du roman noir et ceux du roman policier humoristique, Yan
Lespoux livre un roman malin à plus d’un titre. Il donne à voir les compromis et les doutes d’une petite communauté du Médoc qui voit son quotidien chamboulé à la suite d’un arrivage massif de drogues. C’est plein de cynisme et on apprécie toujours autant la mécanique narrative de l’auteur.
Un mafieux réputé perd une partie de sa cargaison de drogues, suite à des galères en mer. Il pourrait régler les choses avec ses méthodes mais ce serait trop simple, car la cargaison en question termine sa course sur des côtes au large du Médoc, non loin d’une station balnéaire au repos. Ce sont les gens du coin qui vont finir par tomber dessus sur la plage, et avec l’arrivée en masse de cette singulière marchandise dans le quotidien de chacun, on imagine aisément que ça va faire son petit effet. D’autant plus que tout le monde a du temps devant lui étant donné que ce n’est pas la haute saison touristique et que nous sommes en plein hiver.
C’est Hélène, la patronne du seul rade du coin resté ouvert, qui va se trouver aux premières loges pour découvrir les magouilles qui vont…
De guerre ou d'ailleurs de Séverine Chevallier, chez la Manufacture de livres
Billet rédigé par Cédric Segapelli
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Je ne sais plus trop quoi vous dire à propos de Séverine Chevalier parce que, contrairement à elle, les mots finissent par me manquer pour évoquer le talent hors-norme de cette romancière à la notoriété confidentielle, ce qui tend à prouver dans le milieu littéraire, que la corrélation entre ces deux aspects n'a rien d'une évidence. Son dernier ouvrage venant de paraitre, je pourrais bien vous dire, sans trop prendre de risque, que De Guerre Ou D’Ailleurs est le meilleur roman de cette rentrée littéraire, même si je n’ai pas lu l’intégralité des 461 livres annoncés à l’occasion de cette période effrénée où chacun s’emploie à agiter frénétiquement l’ouvrage qu’il ne faut pas manquer. Il semble toutefois certain que les premiers retours font l’éloge d’un récit qui donne foi en la littérature, rien de moins, ce qui n’a en soi rien d’étonnant puisque celles et ceux qui vont à la rencontre des textes de Séverine Chevalier en ressortent éblouis avec ce sentiment d’être bousculé en permanence tout en se demandant pourquoi son œuvre, constituée de sept romans aussi différents les uns des autres, peine à rencontrer son public. Et dès la parution de ses deux premiers romans, Recluses et Clouer L’Ouest, dans la défunte collection Écorce où elle côtoyait des auteurs débutants comme Frank Bouysse et Antonin Varenne, Séverine Chevalier suscitait cet engouement discret et cet enthousiasme affirmé au gré de textes concis où chaque mot compte à l’image d’une délicate pièce d’orfèvrerie, fascinante de beauté, jusque dans ses moindres détails.
Elle a 49 ans et est de retour dans la maison maternelle où l’on a enterré les sales petits secrets de famille. Ceux qu’il faudrait oublier parce qu’ils dérangent, parce que le silence c’est mieux. Elle, c’est…
La suite est à lire sur le site monromannoiretbienserre
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L'Arme secrète de Louis Renault de Thierry Bourcy, chez Folio
Billet rédigé par Belette & Bianca
Champagne, 1915. Me revoici dans les tranchées de la grande boucherie, avec mon casque et ma baïonnette au bout du fusil, pataugeant dans la boue, essayant d’éviter les rats, pendant que des gradés de mes deux veulent faire monter notre section sur le no man’s land, pour aller casser les casques à pointes d’en face, alors que notre artillerie n’a même pas été foutue de viser juste et de les foutre en l’air.
Même si Célestin Louise, ancien policier avant d’arriver dans les tranchées, ne passera pas beaucoup de temps dans ces boyaux boueux, le peu que l’auteur en dira sera suffisant pour nous faire ressentir la peur des soldats, l’imbécilité des gradés, les compas dans l’œil des artilleurs et la folie de…
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Le panier de Boris et Pierre – 16/26
Et maintenant le panier étranger
Nous espérons que ces avis vous seront utiles dans vos choix de lectures. En attendant, n’oubliez pas le principal, lisez !
Un sombre été de Vera Buck chez Gallmeister, traductrice Brice Germain
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Un sombre été est le troisième roman de Vera Buck traduit en français chez Gallmeister. Cette fois-ci, l’autrice allemande nous emmène en Sardaigne sur les terres de Piergiorgio Pulixi.
Tout commence par l’achat d’une vieille maison que Tilda acquiert pour un euro symbolique dans le village reculé de Botigalli. J’avoue avoir pensé que, dans mon envie récurrente de quitter la civilisation, j’aurais été bien tentée, comme elle, par cette « bonne affaire ». En découvrant cette ruine, et en débutant les travaux, j’étais curieuse de ce qui se cachait derrière chaque mur. Les fissures de la bâtisse et les impacts de balles laissaient entrevoir une histoire nébuleuse et assez opaque.
On avance dans l’histoire à pas feutrés, la prudence est de mise… Il faut creuser lentement de peur de tomber sur quelque chose qu’il sera impossible de reboucher. (…)
Dans « Un sombre été », par l’entremise des chapitres au passé, Vera Buck dévide une pelote qui livre peu à peu ses secrets.
Ainsi, le lecteur découvre Franca, une jeune fille qui a vécu là durant les années 1980. Si l’on peut aisément imaginer et compatir à cette naissance dans un milieu traditionnel où le patriarcat est tout-puissant, le courage de Franca est d’autant plus admirable quand elle tente de faire…
La suite est à lire sur le site audebouquine
Les Trois rivières de Tiffany Quay Tyson chez Sonatine, traductrice Héloïse Esquié
Billet rédigé par Christelle
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« Rien ne changeait, ici, si ce n'était pour être englouti par la terre.»“
Melody était depuis trois ans sur les routes avec son groupe de pop chrétienne et pourtant c'est sans regret qu'elle le quitte pour retrouver la ferme des trois rivières après un appel de Geneva, sa mère.
Mère et fille ne s'entendent guère mais le père étant proche de la fin, en l'absence de sa mère encore une fois loin de son foyer pour une nouvelle quête spirituelle, Melody se fait un devoir de s'occuper de son père, mourant seul à "la maison “ avec son jeune frère.
C'est sur les terres de la maison qu'un fugitif et son fils sont venus se réfugier, la famille de Melody ignorant les arrangements de Geneva, reste méfiante. D'autant plus q'une pluie torrentielle sévit sur la région et menace le Mississippi de déborder.
Il faudra seulement trois jours, pour que ces pluies diluviennes désagrègent…
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Ici, maintenant de Tom Newlands chez Métaillié Traductrice Marguerite Capelle
Billet rédigé par Christophe Laurent
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L'adolescence. Le sujet a été battu et rebattu, pourtant il reste des livres à écrire, des vies à raconter. Ici, maintenant, premier roman de Tom Newlands, en est encore un très bon exemple. Alors, c'est vrai que plonger dans les années 90 au cœur des îles britanniques, cela provoque toujours un soupir mélancolique, teinté de pubs crados, de post Thatchérisme, quelques airs de pop, un peu de drogues... tout n'était pas rose mais voilà, tout le monde était plus jeune et c'était bien le plus important.
Roses, les Asics que se voit offrir Cora Mowat le sont. Et à 14 ans, quand on est orpheline de père, que votre mère est en...
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Oldies
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Gomorra de Roberto Saviano, chez Folio Traducteur : Vincent Raynaud
Billet rédigé par Manuel
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Quand un conteneur s’ouvre au-dessus du port de Naples
Il faut une certaine audace pour entamer un livre par une grue, un câble et une cargaison qui bascule. Roberto Saviano choisit pourtant ce point de départ, et le choix commande tout le reste. Le port de Naples devient l’observatoire depuis lequel il apprend à lire le monde : un rectangle d’asphalte et d’eau où transitent les marchandises de la planète entière, où les tonnages se comptent par millions et où la douane ne peut inspecter qu’une fraction dérisoire de ce qui débarque. La description se fait presque topographique, avec ses quais, ses hangars, ses camions, ses horaires nocturnes, et cette précision documentaire donne au récit une assise que la seule indignation n’aurait jamais...
La suite est à lire sur le site lemondedupolar
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